CRISE ÉPISTÉMOLOGIQUE. Dans un article publié par Fragments sur les Temps Présents, le politiste Olivier Schmitt s'intéresse à la crise épistémologique, au doute systématique et à leurs conséquences politiques. Pour l'auteur, la crise actuelle prend la forme d'un « entrelacement dans l'espace publique des versions abâtardies de trois approches épistémologiques », celle du doute cartésien, celle des relations entre pouvoir et savoir analysées par Foucault, et celle du déconstructionnisme inspiré par Derrida (source : TempsPresents.com, 15 juin 2018).
DÉSINFORMATION. À lire ou à relire, un article de Gérald Bronner paru en avril-mai 2015 dans DSI Magazine. Le sociologue analysait alors la dérégulation de l'offre en matière d'informations et ses conséquences pour la diffusion des « infaux » (fake news) et des théories conspirationnistes. Il y décrivait l'action efficace sur les forums sur Internet d'une minorité de militants extrémistes et pointait en outre un certain nombre de biais déterminant le comportement des internautes et rendant difficiles les campagnes de lutte contre la désinformation. Une analyse dont la pertinence ne se dément pas au regard de l'actualité (source : Défense24news, 21 juin 2018).
JAPON. Le 18 juin 2018, un tremblement de terre a secoué la région d'Osaka et a fait quatre morts. Les autorités ont dû rapidement mettre en garde contre les rumeurs qui ont commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Un certain nombre d'entre elles mettait en cause les étrangers, accusés de piller les supérettes et de se ruer vers l'aéroport, attitude contrastant avec celle prétendument calme des Japonais. Ce n'est pas la première fois que ce type de catastrophe engendrait des fausses rumeurs et des réactions xénophobes (source : 20 minutes, 19 juin 2018).











