CYBERHARCÈLEMENT. Le polémiste et animateur de Sud Radio André Bercoff, le propriétaire du site complotiste FranceSoir, Xavier Azalbert, et l'essayiste controversé Idriss Aberkane sont visés par une plainte de Thomas Durand, co-fondateur de la chaîne YouTube « La Tronche en biais », pour cyberharcèlement. Cette plainte, déposée le 3 mai contre X auprès du parquet de Paris, cite nommément les trois hommes, régulièrement accusés de relayer des thèses complotistes, en leur reprochant d'avoir nourri une « surenchère » de « haine » à son encontre (sources : L'Express, 6 mai 2024 ; Conspiracy Watch, 26 novembre 2022).
FRANCESOIR. Expulsé de Google Actualités, de YouTube et de leurs réseaux publicitaires, déserté par les annonceurs historiques, le site FranceSoir, édité par la société Shopper Union France, ne survit que grâce à des dons défiscalisables qui peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d'euros en moins d'une année, comme le révèle L'Express. Problème : FranceSoir est l'un des principaux sites pourvoyeurs de désinformation en France. Il est en outre impliqué, avec l'association Bon Sens (qui est présidée par... le directeur de FranceSoir !), dans des campagnes de harcèlement contre des scientifiques et des journalistes et parfois leurs proches. Or, les dons perçus par le site et cette association leur ont permis de multiplier les procédures judiciaires contre Google, YouTube mais aussi Bill Gates, l'ex-ministre de la Santé Aurélien Rousseau, l'urgentiste Mathias Wargon ou encore le journaliste Raphaël Grably. Tant que FranceSoir ne se verra pas retirer son statut de service de presse en ligne, il pourra bénéficier de dons défiscalisables à hauteur de 66 % et, par conséquent, continuer ses activités en partie aux frais du contribuable. La décision de la Commission Paritaire des Publications et Agences de Presse (CPPAP) concernant ce média est attendue ce mois de mai (source : L'Express, 7 mai 2024).
SANTÉ PUBLIQUE. La 150ème édition du « Conseil Scientifique Indépendant » a été organisée à Saintes mercredi 8 mai en partenariat avec l'association Bon Sens. Ancienne directrice départementale de l'Agence régionale de santé (ARS) de la Dordogne, Marie-Ange Perulli y a témoigné de son expérience aux côtés du sociologue Laurent Mucchielli et de Jean-Louis Blondeau, fondateur d'un collectif de soutien aux soignants suspendus pour refus de se faire vacciner. Après avoir rendu un hommage à Didier Raoult, Louis Fouché, Christian Perronne et Martine Wonner, dont les interventions publiques auraient joué un rôle déterminant dans son éveil, la fonctionnaire aujourd'hui à la retraite fait une confession stupéfiante : en pleine crise sanitaire, soumise aux pressions croisées du gouvernement, des médecins, des élus et des journalistes, elle cherchait « le moyen de ne pas ouvrir de centres de vaccination » :
« J'ai essayé de limiter les ouvertures de vaccination mais moins j'en ouvrais et plus la population, aussi, demandait à être vaccinée. »
Une déclaration qui lui a valu une salve d'applaudissements du public... mais qui serait de nature à déboucher sur des poursuites pénales (source : @SaiyanBio/X, 11 mai 2024).
DÉRIVES SECTAIRES. Mardi 7 mai, le Conseil constitutionnel a validé l'essentiel de la loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires et à améliorer l'accompagnement des victimes. « Une avancée historique pour les victimes de dérives sectaires »











