Les conspirationnistes, qui pensent que la fusillade à l’école de Sandy Hook était une mise en scène du gouvernement, tirent leurs «informations» de médias qui ont soutenu la candidature de Trump.

Depuis que vingt enfants et six adultes ont été assassinés dans l’école primaire de Sandy Hook dans le Connecticut en 2012, des militants conspirationnistes maintiennent que la fusillade était une mise en scène. Le gouvernement américain aurait embauché des acteurs pour jouer ce drame, le tout afin de justifier de nouvelles lois limitant le droit au port des armes.

Non contents de publier leurs interprétations sur Internet, les adeptes de cette théorie se sont rapidement mis à harceler les familles des victimes. Peu après la tragédie, un homme a volé des plaques commémorant deux enfants tués pendant la fusillade et a appelé les parents pour leur dire que leurs enfants n’avaient jamais existé. (Il a été arrêté en 2014).

Lenny Pozner, dont le fils Noah a été assassiné à l’école ce jour-là, a reçu des milliers de menaces par internet et par téléphone, notamment parce qu’il a créé une organisation pour lutter contre les contenus complotistes sur Internet (il est parvenu à faire retirer des centaines d’articles en portant plainte pour violation des droits d’auteur lorsque quelqu’un postait une photo de son fils). Le 7 décembre, une des personnes qui l’avait harcelé, a été inculpée en Floride pour l’avoir menacé de mort. Lucy Richards, 57 ans, lui avait plusieurs fois envoyé ces phrases : «Tu vas mourir. La mort va bientôt venir à toi.» (…)

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Voir aussi :
* Newtown : ces conspirationnistes qui s’en prennent aux familles de victimes
* Gene Rosen, héros de Newtown, est harcelé par des théoriciens du complot
* "Pizzagate" : la rumeur complotiste débouche sur un coup de fusil