Il y a tout juste un an, le 6 janvier 2021, des milliers d’hommes et de femmes marchaient sur le Capitole à Washington. Un déferlement de haine s’abattait sur le siège du Congrès américain. Des assaillants convaincus que l'élection présidentielle leur a été "volée" – une idée largement diffusée dans les milieux conspirationnistes.
Les repas de fêtes approchent, et avec eux les discussions parfois mouvementées en famille ou entre amis. Parfois, le complotisme peut entraîner de véritables ruptures des liens entre proches.
Délégitimer la critique du conspirationnisme constitue une façon indirecte de justifier la dynamique conspirationniste actuelle, entre extrême droitisation et discours confusionnistes.
Les attentats du 11 septembre 2001 constituent un événement particulièrement propice au complotisme. Pour comprendre ce phénomène, le Mémorial pour la paix de Caen a invité Rudy Reichstadt, fondateur de Conspiracy Watch, à prononcer une conférence vendredi 10 septembre 2001. Selon lui, « le complotisme est un moment du crime terroriste ».
A la fin des années 70, Noam Chomsky signe une pétition pour défendre la liberté d’expression du négationniste Robert Faurisson. Il n’a jamais admis avoir fait une erreur. Révisionnisme, confusionnisme, anti-impérialisme « primaire », tels sont les griefs retenus aujourd’hui contre lui. Débat.