
Senta Depuydt est une militante antivaccin belge. Elle préside Children's Health Defense Europe, la branche européenne de l'organisation antivaccin fondée par Robert F. Kennedy Jr.
Diplômée en communication de l'Université catholique de Louvain (1992), elle se présente comme journaliste indépendante. Elle a collaboré au magazine Nexus et appartient à la Ligue nationale pour la liberté des vaccinations (LNLV), association antivaccin française historique.
Son engagement puise dans une expérience personnelle. Elle affirme que son fils a régressé vers l'autisme après une vaccination, puis qu'il en est « sorti » grâce, notamment, à « un régime sans lait, sans gluten, sans soja et sans sucre ». En janvier 2016, elle co-organise à Paris le congrès « Sortir de l'autisme », consacré aux approches « biomédicales » de ce trouble.
L'année suivante, elle préface Autiste depuis le vaccin (éd. Ambre), un recueil de témoignages imputant l'autisme aux vaccins. De vastes études épidémiologiques, dont une étude danoise portant sur plus de 650 000 enfants, ont pourtant invalidé cette hypothèse, née d'une étude frauduleuse de l'ancien médecin britannique Andrew Wakefield.
En février 2017, elle organise à Bruxelles, avec l'eurodéputée écologiste Michèle Rivasi, un débat sur la « sûreté des vaccins ». Au programme : une projection de « Vaxxed », le film de Wakefield, avec le concours du Pr Luc Montagnier. Le Parlement européen refuse d'accueillir la séance dans ses murs. Senta Depuydt y voit « une véritable épreuve initiatique qui nous permit de prendre conscience de l'ampleur de l'agenda mondial de la vaccination ». En mars 2019, Nexus publie son enquête « Le plan mondial de la vaccination ». Elle y soutient que « ce programme de vaccination organise la mise en place d'un contrôle permanent des populations ».
En août 2020, à Berlin, elle lance Children's Health Defense Europe aux côtés de Robert F. Kennedy Jr, en marge d'une manifestation contre les restrictions sanitaires. Pendant la pandémie de Covid-19, elle anime le site « Sûreté Vaccins ».
Evoluant dans la mouvance complotiste, elle partage par exemple en janvier 2021 sur son compte Facebook un visuel présentant le pape François, la reine d'Angleterre Elizabeth II, Lord Jacob Rothschild et David Rockefeller comme les « maîtres » des gangsters.
Le 29 mai 2021, elle prend la parole à Bruxelles lors de la manifestation « Europeans United ». Elle y qualifie le pass sanitaire d'« outil de la soumission totalitaire » et assure que « tous les vaccins à base de Spike sont dangereux ».
En 2023, elle s'engage contre la généralisation de l'Evras – l'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle – en Belgique francophone. La RTBF l'identifie alors au sein d'un réseau de désinformateurs mêlant complotistes, figures d'extrême droite et adeptes de théories complotistes sur la pédocriminalité. Elle recommande notamment aux parents les contenus d'Ariane Bilheran ou de Karl Zéro. En juin 2023, dans un entretien à Nexus, elle soutient que « l'OMS s'apprête à prendre une position de gouvernement mondial ».

Aux élections fédérales belges de juin 2024, elle figure en deuxième position sur la liste bruxelloise du Collectif Citoyen, un petit parti issu de la contestation des mesures sanitaires. Celui-ci réclame notamment la « liberté thérapeutique » et une « refonte de l'Evras ». La liste n'obtient aucun élu. Proche de plusieurs figures de la complosphère francophone, dont Jean-Jacques Crèvecoeur, Senta Depuydt dénonce régulièrement l'influence de « Big Pharma ».
ELLE A DÉCLARÉ :
« Il est difficile aujourd'hui de faire passer des informations qui dérangent le système. Et pourtant, il est temps d'arrêter d'hurler au complotisme. »
Source : LPost.be, 23/01/2022.
(Dernière mise à jour le 18/07/2026)















