L'amende de 120 millions d'euros infligée au début du mois à X au titre du Digital Services Act (DSA) n'a pas que déclenché un bras de fer transatlantique. Elle a ouvert une séquence où Elon Musk a franchi un cap : assimiler l'Union européenne au Troisième Reich, comparer la Commission à la Stasi (la police politique est-allemande), accuser Bruxelles de « persécution politique » et appeler à « abolir l'UE ». Une rhétorique qui aurait paru délirante il y a encore quelques années, mais qui s'inscrit désormais dans une stratégie assumée : miner la crédibilité des institutions démocratiques pour imposer un récit dans lequel la plateforme d'Elon Musk serait la seule garante de la liberté d'expression.













