Jean-Bernard Fourtillan (crédits : France 3, 2 décembre 2019).

Jean-Bernard Fourtillan (1943 – ) est un militant anti-vaccination français, proche du Pr Henri Joyeux.

Pharmacien de formation et professeur agrégé de chimie thérapeutique, Jean-Bernard Fourtillan est à la retraite depuis 2008. Il n’est plus inscrit à la liste des pharmaciens de l’Ordre des pharmaciens.

Le Pr Fourtillan a fondé et préside un fonds de dotation appelé officiellement « Soeur Josefa Menéndez », et communément appelé « fonds Josefa » (fonds-josefa.org). Cette structure aurait mobilisé 15 millions d’euros pour réaliser des recherches sur des maladies neurologiques en administrant aux sujets des molécules proches de la mélatonine sous forme de patch.

Le 13 novembre 2019, après que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a interdit un essai clinique sauvage mené illégalement par le Pr Fourtillan sur au moins 350 malades de Parkinson ou d’Alzheimer qui se déroulait en partie à l’abbaye-Ste-Croix de St-Benoît (Vienne), le pharmacologue poitevin a été placé en garde à vue et entendu par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique, à l’instar de quatre autres membres du fonds Josefa. Selon l’ANSM, les expérimentations du Pr Fourtillan sont « une atteinte grave au code de la santé publique et au code pénal. »

Quelques jours plus tard, le Pr Fourtillan, son épouse et quelques sympathisants ont manifestés devant le Ministère des Solidarité et de la Santé à Paris pour dénoncer l’extension à 11 vaccins de l’obligation vaccinale pour les enfants de 0 à 2 ans, assimilée à un « crime contre l’humanité ».

Le 8 janvier 2020, le Pr Fourtillan a été interviewé sur la radio de TV Libertés, dans le « Journal de la Réplique », par Didier Rochard. Il y a expliqué que l’aluminium présent dans les vaccins rendus obligatoires par la loi du 30 décembre 2017 était toxique pour la santé, opinion très répandue dans la société française mais que ne partage pas l’ANSM comme le rappelle son communiqué du 22 septembre 2017.

A partir du 11 mai 2020, une note de 5 pages a commencé à circuler par e-mail et sur les réseaux sociaux affirmant que les gouvernements du monde entier auraient l’intention d’utiliser la pandémie de coronavirus comme prétexte pour imposer une vaccination obligatoire massive à la population. Le document, qui reprend l’essentiel d’un message viral circulant depuis au moins le 7 mai, est censé émané du Pr Fourtillan. Ce dernier, contacté par Capital, a nié être l’auteur de cette note mais confirme l’avoir reçue d’un proche avant de la transférer, à son tour, à des amis et soutient que, selon lui, son contenu correspond à la réalité : « L’objectif de cette fausse pandémie est de vacciner la population mondiale avec un vaccin contre le Covid-19 extrêmement dangereux, qui est le fruit d’une manipulation génétique du Sars-CoV-2 ».

 

(Dernière mise à jour le 14/05/2020)