C’était il y a quelques jours, le 6 septembre 2012, en plein centre d’Athènes. Y était organisée une gigantesque manifestation des "uniformes" (policiers, pompiers, portuaires), refusant un nouveau programme dit d’austérité du gouvernement. Les manifestants dressaient des potences devant le ministère des Finances. L’acte symbolisait sans équivoque la condamnation à mort voulue par les élites du peuple, les représentants des non-privilégiés. Une partie des manifestants osa même scander un slogan, de provenance anarchiste, mille fois répété par les "Indignés" grecs durant l’été 2011 : "Que brûle le bordel de Parlement (la Vouli)". Lors de ce meeting, au son des chansons révolutionnaires de Mikis Theodorakis, se trouvaient aux côtés des manifestants tous les députés de l’extrême droite pro-nazie de l’Aube Dorée, des députés des "Grecs Indépendants" (une formation située à droite de la droite), et un certain nombre de députés de la gauche radicale de Syriza. Tous unis contre le mal-nommé "Troïka" et le gouvernement. (…)

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Voir aussi :
* Grèce : le conspirationnisme, grand vainqueur de la crise ?
* Le monde vu par Mikis Theodorakis