Parfois utilisée pour désigner les liens entre services de renseignement, monde politique et banditisme, comme synonyme de « complexe militaro-industriel » ou bien simplement pour évoquer, dans un sens très prosaïque, le monde de la haute-administration, non-élue, ou du renseignement au sens large, l’expression « État profond » (« Deep State » en anglais), s’est largement banalisée dans la littérature conspirationniste avant d’être popularisée avec l’avènement de l’Administration Trump aux États-Unis.

Instrumentalisée par plusieurs théoriciens du complot comme le Canadien Peter Dale Scott en particulier, les partisans du mouvement QAnon, des youtubeurs d’extrême droite comme Papacito ou des intellectuels comme Michel Onfray, la notion d’« État profond » permet en effet d’attribuer à une entité mal définie toutes sortes de complots et de manipulations sans avoir jamais à en apporter la moindre preuve ou incriminer personnellement qui que ce soit en particulier. Ainsi, pour certains complotistes, l’« État profond » serait derrière l’assassinat de John F. Kennedy, les attentats du 11-Septembre ou un vaste trafic pédocriminel sataniste.

 

Voir aussi :

Donald Trump, l’« Etat profond » et le rasoir d’Hanlon

 

(Dernière mise à jour le 09/06/2021)