Parfois utilisée pour désigner les liens entre services de renseignement, monde politique et banditisme, comme synonyme de « complexe militaro-industriel » ou bien simplement pour évoquer, dans un sens très prosaïque, le monde de la haute-administration, non-élue, ou du renseignement au sens large, l’expression « État profond » (« Deep State » en anglais), s’est largement banalisée dans la littérature conspirationniste avant d’être popularisée avec l’avènement de l’Administration Trump aux États-Unis.

Instrumentalisée par plusieurs théoriciens du complot comme le Canadien Peter Dale Scott en particulier, les partisans du mouvement QAnon ou des intellectuels comme Michel Onfray, la notion d’« État profond » permet en effet d’attribuer à une entité mal définie toutes sortes de complots et de manipulations sans avoir jamais à en apporter la moindre preuve ou incriminer personnellement qui que ce soit en particulier. Ainsi, pour certains complotistes, l’« État profond » serait derrière l’assassinat de John F. Kennedy, les attentats du 11-Septembre ou encore d’autres drames marquants.

 

Voir aussi :

Donald Trump, l’« Etat profond » et le rasoir d’Hanlon

 

(Dernière mise à jour : 18/07/2020)