HONG KONG. Après plus de quatre mois de mobilisation du mouvement pro-démocratie à Hong Kong, les autorités de Pékin accroissent la pression sur les sociétés étrangères, soupçonnées de soutenir les manifestants. Depuis le début de la contestation, la presse de Pékin dénonce l'influence étrangère. Sur les réseaux sociaux, rumeurs et infox viennent conforter cette thèse. Le sinologue Jean-Philippe Béja, directeur de recherche au CNRS, témoigne sur place de la forte popularité d'un mouvement qui déclenche de multiples gestes de solidarité et qui « n'a pas besoin véritablement d'un soutien de l'étranger » (source : RFI, 11 octobre 2019).
LECTURE. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) considère l'opposition aux vaccinations comme l'une des dix menaces qui pèsent aujourd'hui sur la santé mondiale. Ce constat est partagé par ceux qui s'alarment qu'un Français sur deux est convaincu qu'il existe une entente entre le gouvernement et l'industrie pharmaceutique pour cacher la dangerosité des vaccins. À ce sujet, la multiplication des foyers de rougeole à travers le monde ne peut qu'inquiéter. On lira à ce titre avec bénéfice l'ouvrage de Françoise Salvadori et Laurent-Henri Vignaud. La virologue et l'historien des sciences ont signé en début d'année un livre qui retrace l'histoire des ligues opposées à la vaccination du XVIIIe siècle à nos jours (source : pseudo-sciences.org, 11 octobre 2019).
DONALD TRUMP. Le président des États-Unis a formulé 13 435 déclarations fausses ou trompeuses en 993 jours. C'est le constat opéré par le service de fact-checking du Washington Post, comme le relève le journaliste Thomas Huchon :
PRO-ASSAD. Une association à but non-lucratif située dans la région de la baie de San Francisco existe officiellement pour sensibiliser le public aux « questions de justice sociale qui sont essentielles pour une paix mondiale durable ». En réalité, l'« Association for Investment in Popular Action Committees » soutient le dictateur syrien Bachar el-Assad, verse des milliers de dollars à des activistes d'extrême droite, à des sites conspirationnistes, à des youtubeurs et à Julian Assange, fondateur de WikiLeaks. C'est ce que montre une enquête du site Bellingcat traduite par le collectif citoyen Syrie Factuel (source : Bellingcat, 14 octobre 2019). Comme le rapportait l'année dernière Conspiracy Watch, le président de l'« Association for Investment in Popular Action Committees » siège aussi au bureau de AE911Truth, une association défendant la théorie du complot sur les attentats du 11 septembre 2001.











