RAPPORT 2018 DE CONSPIRACY WATCH. Conspiracy Watch a publié le 24 avril 2019 son premier rapport annuel. Se prévalant d'une expertise vieille de plus de dix ans sur le sujet, notre rédaction dresse dans ce document un panorama sans concession des diverses manifestations du complotisme et du négationnisme au cours de l'année 2018. Plusieurs recommandations visant à limiter l'influence de l'imaginaire conspirationniste y sont soumises à débat.
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On peut lire à ce sujet le résumé de ce travail réalisé par Le Point, celui de L'Express, celui de France Inter, celui de L'Opinion ou encore celui du Temps (Suisse). On écoutera également le billet politique de Frédéric Says, sur France culture, désignant les risques actuels liés à l'utilisation du mot « complotisme » par les politiques dans le but de disqualifier leurs adversaires : « Traiter son adversaire de complotiste, c'est mettre fin à la discussion, c'est le renvoyer dans le monde des farfelus et des irrationnels, bref : l'exclure du champ du débat raisonnable et démocratique » (source : France Culture, 25 avril 2019).
SAN DIEGO. Un jeune homme de 19 ans a été arrêté peu après l'attentat qui a coûté la vie, samedi 27 avril, dernier jour de la Pâque juive, à une femme de 60 ans, Lori Gilbert-Kaye, dans une synagogue loubavitch de Powey, dans la région de San Diego, en Californie, et blessé trois autres personnes dont une jeune fille mineure. Le fusil d'assaut du tueur se serait enrayé, limitant le nombre de victimes. Utilisateur du réseau social Gab, le meurtrier accuse les Juifs de « planifier méticuleusement le génocide de la race européenne ». Il a exprimé le regret de ne pas en avoir tué plus et considère Donald Trump comme un « sioniste » (source : Conspiracy Watch, 28 avril 2019).
NOTRE-DAME. Sur la Treizième chaîne israélienne, le présentateur Avri Gilad a attribué l'incendie de Notre-Dame de Paris aux islamistes, expliquant que la police française mentait et que « tout ce qui peut être considéré comme un crime de haine reste enfoui sous le tapis. » Il a été contredit par la journaliste franco-israélienne Emmanuelle Elbaz-Phelps qui a qualifié ces propos d'« indubitablement faux ». Gilad a été hué et largement critiqué sur les réseaux sociaux, y compris par d'autres journalistes de la Treizième chaîne (source : Times of Israel, 23 avril 2019).
Sur le site d'Alain Soral, Egalité & Réconciliation, le conférencier Stéphane Blet soutient quant à lui la thèse d'une « vengeance talmudique ». Dans une vidéo datée de décembre 2018, Blet avait exhorté les Gilets jaunes à « comprendre que le véritable ennemi, ce sont les Juifs »…
Pour contester la thèse de l'incendie accidentel et faire émerger la théorie d'un acte volontaire, des internautes se sont armés de planches ou de poutres en bois, de chalumeaux et de combustibles, croyant pouvoir démontrer l'impossibilité d'un départ de feu sans intention criminelle. À ces expériences qui démontrent surtout la méconnaissance absolue de l'environnement et des conditions rendant possible un incendie, Le Monde fait entendre les précisions de spécialistes qui soulignent la complexité du sujet et conduisent à une seule conclusion, bien certaine : ces vidéos d'amateurs ne démontrent rien (source : Le Monde, 25 avril 2019).











