ANTIMAÇONNISME. Le Parisien s'est penché sur la question de l'antimaçonnisme chez les « gilets jaunes » après qu'une des figures influentes du mouvement, Maxime Nicolle, s'est emporté contre la franc-maçonnerie dans l'une de ses vidéos : « C'est une communauté de riches, de milliardaires. Ils se tapent des gueuletons entre potes pour savoir comment ils vont la mettre profond. » Il n'y aurait pas pour autant de banalisation de ce discours, qui reste ultra minoritaire dans les revendications des « gilets jaunes », lisibles sur la plateforme « Le Vrai Débat ». Zoom sur un phénomène dont Éric Algrin, secrétaire général de l'Institut Maçonnique de France, souligne la triste banalité en temps de crise (source : Le Parisien, 28 février 2019).
MAXIME NICOLLE. BFM TV a diffusé un portrait du Gilet jaune connu sous le pseudonyme de Fly Rider. Ce dernier, suivi par 174 000 internautes, explique notamment sa manière de s'informer pour préparer ses interventions : « Je me fie pas aux médias mainstream, je me fie à ce que les gens discutent sur les groupes [Facebook] (…). Donc on essaie de regarder ce qui se diffuse le plus et ce que les gens ont le plus comme questions, et ensuite on essaie d'y répondre » (source : BFM TV, 27 février 2019). Ce qui ne permet pas toujours d'éviter de sombrer dans la théorie du complot ou de relayer des mythes conspirationnistes éculés comme celui selon lequel les Rothschild contrôleraient les principales banques centrales du monde. Pour Rudy Reichstadt, directeur de Conspiracy Watch, Maxime Nicolle verse dans l'antisémitisme comme Monsieur Jourdain fait de la prose :
https://www.facebook.com/ConspiracyWatchFR/videos/1369464743196141/?__xts__[0]=68.ARCi9UhIWIv6Drn3bVm4PzcbK_CldeYNdDOaICImgZUZrb-RZRz1XH17vGuU1WCaKOqXDfKt0V2LeB0dpV9fhTPnCmzJCkDnHoJ6jtWYrM_Qam8z0DIZz4YwnQmoWQTW1sj122NyARbxBZ0LAl7Xd0s03kySKuhXBc96BE_Y72LiyRfK_QKAwFgbMeXeKe01U4JqLtYX82KJrrOrYDzXo2RMbhSvbIBlSMwDDjCRB3GV47vEbTawOuGfipxygE8ad1Rc52FHAOyenkQ7kPYIz1jOLJxClFkQJ4WUsePhcs2olPNDdPZEIZb4NAofeD5p8qoEXYtdr_mcRw5pk7usp0Q-DJBX&__tn__=-R
MODÉRATEURS FACEBOOK. Une enquête publiée sur un site américain décrit les dures conditions de travail de ceux qui ont la tâche de « nettoyer » Facebook de ses contenus problématiques. Ils sont 30 000, affectés à la modération, dont la moitié travaille dans des entreprises sous-traitantes comme Cognizant à Phoenix, analysant les signalements effectués par les internautes. L'enquête révèle des conditions de travail extrêmement difficiles (bas salaires, absence de pauses…) auxquelles s'ajoute le visionnage répété de vidéos parfois insoutenables. Drogues, traumatismes, pensées suicidaires… constituent des effets secondaires de cette activité. Il est aussi question de l'adhésion progressive de certains salariés aux contenus visionnés : « certains modérateurs ne distinguent plus le vrai du faux et commencent à croire aux propres théories conspirationnistes qu'ils sont censés combattre sur Facebook » (source : Le Figaro, 27 février 2019).











