Bert Stubblebine et les chèvres du Pentagone
Avec Les Chèvres du Pentagone, de Grant Heslov, le livre de Jon Ronson, The Men who stare at goats (littéralement : « Les hommes qui regardent fixement les chèvres ») a trouvé son adaptation cinématographique. Jon Ronson y révélait l’existence d’expérimentations secrètes de l’armée américaine visant à développer des unités spécialisées dans le paranormal. Créé en 1979, le First Earth Battalion avait pour vocation de former « des soldats capables de traverser les murs, de se rendre invisibles, de lire dans les esprits et même de tuer une chèvre simplement en la regardant ».

Pour loufoques qu’elles puissent paraître, les expériences évoquées dans le film sont authentiques. « Toutes ces choses, déclare le scénariste Peter Straughan, sont tirées d’expériences réalisées par l’armée ou la CIA dans les années 60, 70 et 80. Certaines des scènes les plus incroyables du film sont tirées mot pour mot des entretiens réalisés par Jon Ronson ». Si les différents personnages du film n’ont pas véritablement existé, ils sont inspirés de vrais militaires ayant appartenu au First Earth Battalion. C’est le cas du général Bert Stubblebine, dont Jon Ronson nous dit dans son livre qu’il demeure « perplexe face à ses échecs persistants à passer à travers son mur ». L’acteur choisi pour l’incarner – qu’on voit dans la bande annonce se projeter violemment contre un mur – lui ressemble même physiquement !

Ancien commandant de l’INSCOM (les services de renseignement de l’armée américaine), le Major General Albert "Bert" N. Stubblebine est bien connu des milieux conspirationnistes sur le 11-Septembre pour avoir confirmé la thèse de Thierry Meyssan selon laquelle aucun avion n’aurait jamais frappé le Pentagone. Stubblebine est ainsi cité comme « expert » dans le film Zéro, de Giulietto Chiesa (image ci-dessus), ou dans le livre 11 septembre : Les Vérités cachées, d’Eric Raynaud.

Il y a quelques mois, Stubblebine expliquait au micro d’Alex Jones qu’il détenait la preuve que le virus H1N1 était « génétiquement fabriqué et militarisé » et que le vaccin était un poison destiné à « se débarrasser de nous et à en tirer profit »