Alain de Benoist (capture d’écran YouTube/TV Libertés, mai 2019).

Alain de Benoist (1943 – ) est un journaliste, essayiste et philosophe français. Il est le principal inspirateur de la Nouvelle Droite et le co-fondateur du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE). Il écrit dans l’organe officiel du GRECE, la revue Éléments, sous le pseudonyme de Robert de Herte.

Directeur de collection aux éditions L’Âge d’Homme, il anime à partir de 2014 une émission sur la web TV d’extrême droite TV Libertés.

Alain de Benoist a fondé en 1988 la revue Krisis. Il est l’auteur, en 1992, d’un texte intitulé « Psychologie du conspirationnisme », publié dans Politica Hermetica (n° 6, pp. 13-28).

Collaborateur dans sa prime jeunesse de Lectures françaises, mensuel dirigé par l’ancien collaborationniste Henry Coston, de Benoist milite dans les années 1960 et 1970 à l’extrême droite. Il est ainsi membre de la Fédération des Étudiants nationalistes et participe en 1963 à la création d’Europe-Action avec Dominique Venner. Il écrit à diverses reprises dans le bulletin du même nom sous le pseudonyme de Fabrice Laroche.

Il est également membre en 1975 de la Ligue nordique (Northern League) fondée par le Britannique Roger Pearson et se présente aux premières élections européennes organisées en juin 1979 sous l’étiquette du Parti des forces nouvelles, un mouvement néofasciste.

Alain de Benoist entretient d’étroites relations avec l’extrême droite italienne. Comme le souligne Stéphanie Dechezelles, il compte « parmi les auteurs classiques du Mouvement Social Italien (Movimento Sociale Italiano) puis d’Alliance nationale (Alleanza Nazionale) ». Il est parfois invité à intervenir lors des écoles de formation pour les jeunes militants et cadres de la Ligue du nord (Lega Nord).

En 1985, Alain de Benoist écrit dans Éléments un édito dans lequel il juge le « réveil de l’islam » comme « un espoir » plutôt qu’une menace en ce qu’il voit d’un bon œil « la revendication des identités populaires collectives contre les systèmes dominants qui les détruisent. »

En 1989, lors de la fatwa de mort prononcée par l’ayatollah Khomeyni contre Salman Rushdie, de Benoist suggère que la sortie du livre de l’écrivain britannique, Les Versets sataniques, est un complot occidental visant à discréditer le régime iranien (voir Marc Weitzmann, Un temps pour haïr, Grasset, 2018, p. 254). Cette même année, il fait la rencontre du Russe Alexandre Douguine qu’il influence durablement.

En décembre 2008, Alain de Benoist est présent dans la salle de spectacle où se produit Dieudonné au moment où celui-ci fait monter le négationniste Robert Faurisson sur scène.

 

(Dernière mise à jour le 09/10/2020)