Henry Coston, “In memoriam” (Jeune Nation, 20 décembre 2017).

Ancien collaborateur, Henry Coston (1910-2001) est condamné à la Libération puis gracié. Souvent présenté comme l’héritier intellectuel d’Édouard Drumont, Coston revendique ses positions antisémites et antimaçonniques. Il est à l’origine de la création de plusieurs formations politiques ultra-radicales.

En 1935, il se trouve à Berne et assiste au procès des Protocoles des Sages de Sion… qu’il éditera.

« Candidat antisémite » lors des élections législatives d’avril 1936, il signe un an plus tard deux ouvrages : La Conspiration et La France, colonie juive.

En 1941, il crée le Centre d’action et de documentation (CAD), domicilié dans les locaux de la Grande Loge de France et subventionné par le Service des sociétés secrètes créé par le régime de Vichy.

Membre du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot, Henry Coston est à l’origine du Bulletin d’information anti-maçonnique. Il est l’auteur de nombreux ouvrages complotistes : Les financiers qui mènent le monde ; La Franc-maçonnerie gouverne ; Le retour des 200 familles ; et d’un Dictionnaire de la vie politique française en plusieurs tomes.

Éditeur et journaliste, il est aussi, pendant les années 1950, le créateur de la Librairie Française et du mensuel Lectures Françaises qui accueille dans ses colonnes la signature de Paul Rassinier.

A sa mort en 2001, son disciple Emmanuel Ratier continue son oeuvre à travers, notamment, la lettre confidentielle Faits et Documents.

 

IL A ÉCRIT :

« Mon ami Maurice Bardèche est de ceux qui, depuis plus de quarante ans, luttent pour la vérité et la liberté. […] De l’autre côté de la barricade, des hommes combattent, eux aussi, pour la liberté et la vérité. Et, tout naturellement, comme ils sont honnêtes, ils se heurtent aux mêmes tabous. Il faut beaucoup de courage aux uns et aux autres pour oser s’élever comme ils le font contre les sacro-saintes idées reçues. […] C’est parce qu’il y a des journaux comme Présent et Rivarol […], des diffuseurs comme Jean Auguy de DPF [Diffusion de la pensée française – ndlr], comme J.-G. Malliarakis de la Librairie Française […] qui répandent ces livres et ces journaux boycottés par les réseaux de diffusion officiels et privés, que nous n’avons pas le droit de désespérer ».

Source : Henry Coston, Lectures Françaises, mars 1982.

 

Voir aussi :

 

(Dernière mise à jour le 05/09/2020)