
Depuis plusieurs années maintenant, un argumentaire conspirationniste s'est développé autour du reportage de Charles Enderlin diffusé au JT de France 2 le 30 septembre 2000 qui relatait la fusillade du carrefour de Netzarim (Bande de Gaza) au cours de laquelle un jeune garçon palestinien, Mohammed Al-Dura, a été mortellement touché. Au-delà de la critique – légitime – des commentaires de Charles Enderlin, on assiste à une remise en cause de l'authenticité même des images de son cameraman, Talal Abu Rahmeh. Au récit, problématique, de l'« assassinat, en direct, d'un enfant sous les balles israéliennes », n'a pas tardé à répondre un contre-récit selon lequel « la mort de Mohammed Al-Dura est une mise en scène ». Or, ainsi que nous allons le voir, ces deux récits manquent, l'un et l'autre, de la rigueur élémentaire qu'exige la déontologie journalistique.











