L’accord intérimaire sur le nucléaire iranien conclu le week-end dernier est vécu par Téhéran comme une victoire sur « les complots ourdis par le régime sioniste ».

Le 11 novembre dernier, à la suite de l’échec du premier round de négociations sur le nucléaire iranien, le site web gouvernemental iranien Monazereh.ir, a publié un texte virulent se basant sur l’expertise du négationniste français Robert Faurisson et accusant le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, d’avoir bloqué un accord en raison de son allégeance supposée au «sionisme».

En effet, selon Faurisson, « Fabius est un juif qui lorsqu’il était président de l’Assemblée nationale, a préparé l’adoption de la Loi Gayssot-Fabius en 1990 en se servant de la profanation d’un cimetière juif dont les sionistes eux mêmes étaient les auteurs » [allusion à l’affaire de Carpentras dans laquelle ont été condamnés en 1997 quatre militants néo-nazis]. L’article de Monazereh.ir poursuit :

« Selon cette loi [Gayssot], toute personne qui met en doute l’existence des chambres à gaz ou le nombre exagéré de six millions de Juifs tués pendant la Deuxième Guerre mondiale sera passible d’emprisonnement, devra payer une amende, perdra son travail et verra sa vie, comme celle de ses enfants et de sa famille, devenir insupportable… Voici l’un des services rendus par Fabius au sionisme en France ».

Au cours de la même semaine, l’agence de press Fars, dirigée par les Gardiens de la révolution islamique, a publié un texte présentant le Projet Aladin, un programme de lutte contre le négationnisme lancé en 2009 sous le parrainage de l’UNESCO, comme «une initiative du sionisme international».

Plus récemment, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, s’est réjoui de l’accord signé dimanche 24 novembre à Genève et de ce que « tous les complots ourdis par le régime sioniste pour l’arrêter avaient échoué ».