Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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La Bibliothèque
Le Complot : L'histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion, de Will Eisner
La Causalité diabolique, de Léon Poliakov
Les Nouveaux imposteurs, d'Antoine Vitkine
Le style paranoïaque. Théories du complot et droite radicale en Amérique, de Richard Hofstadter
L'Obsession du complot, de Frédéric Charpier
L'imaginaire du complot mondial, de Pierre-André Taguieff
L'Effroyable Imposteur, de Fiammetta Venner
Court traité de complotologie, de Pierre-André Taguieff
Les Protocoles des Sages de Sion : Faux et usages d'un faux, de Pierre-André Taguieff
La synarchie. Le mythe du complot permanent, d'Olivier Dard





Richard Falk
Dans un article paru le 9 novembre dernier dans un journal écossais sous le titre ‘‘9/11 : More than meets the eye’’ (tr. fr. : « Le 11-Septembre : Au-delà des apparences »), Richard Falk, rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour les Territoires palestiniens, a réitéré son soutien à la théorie du complot sur les attentats du 11 septembre 2001.

Richard Falk est professeur émérite de droit international à l’université de Princeton où il a enseigné jusqu’en 2001. Auteur d’un pamphlet dénonçant la politique étrangère de George W. Bush (The Great Terror War, Interlink Publishing Group, 2002), il a également signé la préface d’un des livres complotistes de David Ray Griffin sur le 11-Septembre (The New Pearl Harbor: Disturbing Questions About the Bush Administration and 9/11, Interlink Books, 2004) dans laquelle il soutenait que « personne avant Griffin n’avait eu la patience, la détermination, le courage et l'intelligence d’assembler entre elles toutes les pièces du puzzle ». En 2004, il a associé son nom à une déclaration solennelle initiée par le 9/11 Truth Movement suggérant que des membres de l’Administration Bush ont laissé se produire délibérément les attentats du 11-Septembre. En 2006, il récidivait en rédigeant entièrement l’un des chapitres du livre de David Ray Griffin, 9/11 and American Empire: Intellectuals Speak Out (Olive Branch Press, 2006). Au micro du conspirationniste Kevin Barret le 24 mars 2008, Falk déclarait : « Il est tout à fait possible que les néoconservateurs ont pensé qu’il y avait, dans le pays et dans le monde, une situation où quelque chose devait arriver pour réveiller le peuple américain ».

Personnalité très controversée appartenant à une instance onusienne non moins controversée, Richard Falk n’a pas hésité à comparer la situation des habitants palestiniens de Gaza à « celle qu'ont subi les juifs pendant l'Holocauste », ou encore à justifier le recours aux attentats-suicides contre des civils israéliens : « La résistance palestinienne, écrivait-il en 2002, a peu à peu manqué d’options militaires, et les attentats-suicides sont apparus comme les seuls moyens encore disponibles d’infliger des dommages suffisants à Israël afin que la lutte puisse continuer ».

En cela, Richard Falk est à l'unisson de la politique prônée par le Conseil des droits de l’homme qui a consacré quatre des sept sessions extraordinaires qu’il a tenu jusqu’à présent à condamner l’Etat d’Israël. Si la 4ème session extraordinaire du Conseil était destiné à analyser la situation prévalant au Darfour, le gouvernement soudanais n’a en revanche jamais été condamné. Quant au Congo-Kinshasa, où des massacres de masse sont commis depuis des années, le Conseil a décidé de supprimer la surveillance de ce pays, estimant qu’elle n’était pas nécessaire…

Le portrait ne serait pas complet si l’on ne précisait pas que Richard Falk est aussi un partisan inconditionnel de la « mollarchie » iranienne. Dès 1979, il avait ainsi apporté son soutien à la révolution islamique, décrivant l’Ayatollah Khomeini et ses conseillers comme des « individus modérés et progressistes ». « Ayant créé un nouveau modèle de révolution populaire basé, pour l’essentiel, sur des tactiques non-violentes (sic), l’Iran pourrait bien nous fournir un modèle inespéré de gouvernance humaine pour un pays du Tiers-Monde » écrivait-il alors dans une tribune parue dans le New York Times ("Trusting Khomeini", 16 février 1979).