La théorie est largement défendue à travers le monde. Mais les tenants du complot développent des arguments qui, pour beaucoup, ne tiennent pas.

L’échec de la tentative de coup d’Etat a été qualifié de "don d’Allah" par le président Recep Tayyip Erdogan. Et il est vrai qu’il tombe à pic pour lui : il lui permet de procéder aux purges dont il rêvait depuis longtemps, notamment dans l’armée, et de durcir encore son régime. Il n’en fallait pas plus nourrir, notamment sur les réseaux sociaux via le hachtag #theatrenotcoup" -, une théorie du complot qui voudrait qu’Erdogan lui-même ait manigancé le putsch avorté : une sorte de version turque de l’incendie du Reichstag. Ou tout du moins qu’il en ait eu connaissance.

Depuis les Etats-Unis où il a trouvé refuge, son ancien allié devenu ennemi juré, Fethullah Gülen, a démenti toute implication dans l’opération et laissé entendre qu’il pourrait s’agir d’une manipulation :

"Il y a une petite chance, une possibilité que ce soit un coup monté."

Voici dix arguments avancés par ceux qui évoquent un complot ourdi par le pouvoir. Beaucoup ne tiennent pas la route. Aucun scénario n’est encore à exclure bien sûr, mais celui d’un certain amateurisme des putschistes doublé d’une habile récupération par le président est jusque-là privilégié par les observateurs les plus sérieux. (…)

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