Commentant l’assassinat de l’ambassadeur Andreï Karlov à Ankara lundi 19 décembre, le députe russe d’extrême droite Vladimir Jirinovski a suggéré sur Twitter que l’attentat était une opération sous faux drapeau :

« Le meurtre de notre ambassadeur en Turquie est une provocation. L’Occident a peur de l’amitié entre la Russie et la Turquie. Ma plus profonde sympathie aux amis et à la famille d’Andreï Karlov ».

Peu après dans la soirée, le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé : « Nous savons qu’il s’agit d’une provocation visant à (…) nuire au processus de normalisation des relations entre la Turquie et la Russie». Vladimir Poutine a employé les mêmes termes : « Le crime qui a été commis est sans aucun doute une provocation destinée à perturber la normalisation des relations russo-turques et le processus de paix en Syrie».

Source : The Moscow Times, 19/12/2016 ; Europe 1, 19/12/2016.

Voir aussi :
* Assassinat de Nemtsov : un an après, que vaut la thèse de la « provocation » ?
* Pour Poutine, l’attaque chimique du 21 août est une « provocation habile »