ALGÉRIE. Dans une interview diffusée le 6 mars 2018 sur Echorouk TV (une télévision généraliste privée basée à Alger), la député algérienne Naïma Salhi du Parti de l'équité et de la proclamation (PEP, islamiste) a alerté contre un éventuel retour des Juifs au Maghreb. Affirmant « qu'il existe un plan infernal visant à diviser l'Algérie (…) pour créer une deuxième entité sioniste – un prétendu « État israélien » – au Maghreb », elle a notamment soutenu l'idée qu'il existait un plan juif de conquête du monde (source : MEMRI.fr). Un mythe qui fait écho à d'autres accusations du même type (lire : « Un « deuxième Israël » en Ukraine ? Non, un canular pris au sérieux par les conspirationnistes »).
IRAN. À l'approche de la Journée de la Femme en Iran, l'ayatollah Khamenei a opposé, le 8 mars 2018, la « chasteté » de la femme musulmane à la « nudité » des femmes occidentales. Le guide suprême iranien a notamment affirmé qu'« avec le hijab, l'islam a fermé la voie qui entraînerait la femme sur un chemin déviant », ajoutant que « le voile islamique est un moyen d'immuniser les femmes, et non de les entraver » (source : Le Parisien, 8 mars 2018). L'occasion de relire, sur Conspiracy Watch, un article publié il y a un an : « Le féminisme ? Un « complot sioniste » d'après le guide suprême iranien. »
TARIQ RAMADAN. La théorie du complot « sioniste » est en vogue chez les soutiens de Tariq Ramadan qui dénoncent « une manipulation politique » contre « l'intellectuel musulman ». Les avocats de Ramadan, confrontés à de nouvelles plaintes, craignent que cette défense nuise à leur client (source : Le Monde, 10 mars 2018).











