À travers ses prises de position et ses méthodes parfois critiquées, le fondateur de WikiLeaks a parfois été la cible de théories conspirationnistes… Il en a aussi alimenté.

C’est une affaire tentaculaire qui n’en finit pas : la justice britannique a formellement autorisé l’extradition de Julian Assange, mercredi 20 avril. Un tribunal londonien a officiellement rendu une ordonnance d’extradition à l’encontre de l’Australien de 50 ans, poursuivi par la justice des Etats-Unis pour la diffusion, à partir de 2010, de plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan. Il risque 175 ans de prison, ce que ses soutiens dénoncent comme une attaque gravissime contre la liberté de la presse.

Génie persécuté pour les uns, manipulateur paranoïaque pour les autres, la figure controversée de Julian Assange est au centre de multiples théories conspirationnistes. Sans remettre en cause le rôle majeur joué par WikiLeaks dans la révélation de crimes de guerre depuis 2006, ce nouvel épisode de « Complorama » revient la personnalité complexe du fondateur de WikiLeaks, ses liens avec la complosphère. Mais aussi sur les différentes théories du complot ayant émergé aux Etats-Unis après la fuite de documents, et la relation paradoxale entretenue entre Julian Assange et la Russie.

« WikiLeaks et complotisme », c’est le 29e épisode de Complorama, avec Rudy Reichstadt, directeur de Conspiracy Watch, et Tristan Mendès France, maître de conférence et membre de l’observatoire du conspirationnisme, spécialiste des cultures numériques. Un podcast à retrouver sur le site de franceinfo, l’application Radio France et plusieurs autres plateformes comme Apple podcastsPodcast AddictSpotify, ou Deezer.

 

Voir aussi :

Aux origines de la théorie du complot sur le meurtre de Seth Rich

« Wikileaks manipulé par la CIA » : décryptage d’une théorie du complot