
Dimanche prochain se tiendra le premier tour des élections municipales. Un scrutin qui, lui aussi, est entré dans le champ de la guerre informationnelle. Dans son bulletin du 27 février, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) indiquait qu'« une opération d'ingérence numérique étrangère ciblant spécifiquement les élections municipales 2026 a été détectée et caractérisée ».
Le document décrit une stratégie visant à alimenter la défiance envers les médias français par la création de faux sites d'information locale. C'est un point important. On réduit souvent la désinformation à la propagation de contenus trompeurs. Or, ce qui est imité désormais, c'est aussi l'environnement qui permet de les reconnaître comme vrais ou faux : un nom de domaine proche de celui d'un journal local, une maquette familière, un article reprenant les codes de la presse de proximité.











