ALEX JONES. Sur la base de documents internes et de constatations techniques, Le Monde révèle qu'Infowars et son animateur, Alex Jones, bannis des grandes plateformes et réseaux sociaux, ont pu compter dès l'automne 2018 sur la start-up française Streamroot pour continuer à exister en ligne. Un document de communication interne de l'entreprise se vante d'avoir décuplé le trafic du site complotiste et de diffuser ses vidéos à plus de 15 000 personnes en simultané (source : lemonde.fr, 1er novembre 2019).
CENTRE ZAHRA. Jamel Tahiri, l'ancien président de l'association musulmane chiite Centre Zahra à Grande-Synthe (Nord), fermée pour propagande favorisant le djihad armé, a été condamné à six mois de prison avec sursis pour provocation à la haine antisémite par le tribunal de Dunkerque. Une amende de 2 000 euros a également été infligée à cet ex-responsable, poursuivi pour la mise en ligne d'un article antisémite issu d'une revue camerounaise le 1er décembre 2017 (source : francetvinfo.fr, 4 novembre 2019).
GUINÉE. Comment les théories du complot modifient-elles la réalité ? L'anthropologue Susanna Fioratta étudie le cas de la Guinée en proie à de fortes tensions politiques. La population manifeste ces temps-ci contre la tentative présumée du président Alpha Condé d'orchestrer une révision de la constitution qui l'autoriserait à rester au pouvoir au-delà du terme de son second mandat, l'an prochain. Dans son analyse, la chercheuse explique notamment que « loin d'être la manifestation d'un discours politique ignare ou irrationnel, la théorie du complot donne aux gens le sentiment que ce qui leur arrive a un sens. Et ce sens est au cœur des actions qu'ils entreprennent et des événements auxquels ils participent » (source : The Conversation, 5 novembre 2019).











