Fake news et théories du complot sont utilisées comme autant d'armes tournées contre la cohésion des démocraties libérales. Selon Jakub Kalenský, il est nécessaire de nommer et de faire honte à ceux qui participent aux campagnes de désinformation pro-Kremlin. Le texte qui suit est la transcription de son audition devant la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine le 16 juillet 2019.
Une part considérable de l'électorat américain s'apprête à voter dans moins de six mois, non plus seulement pour un populiste de droite passé maître dans l'art du boniment conspirationniste, mais pour des dizaines de candidats au Congrès usant sans vergogne de cette rhétorique manichéenne et diabolisatrice.
Pour Gilles Clavreul, le diagnostic posé par Furet nous éclaire le complotisme sous un jour différent : il ne serait pas seulement une technique destinée à conquérir les esprits par la manipulation des faits, mais le ressort même d’une idéologie permettant aussi bien aux gouvernés de rejeter par principe tout pouvoir qu’aux gouvernants de justifier leur impuissance.
Jeudi 30 avril, un nouvel « appel international pour le Professeur Tariq Ramadan », adressé à la ministre de la Justice Nicole Belloubet, a été mis en ligne sur un blog de Mediapart, signé par de nombreux universitaires tels que François Burgat, Ramón Grosfoguel ou Charles Taylor. Pierre-André Taguieff y voit une consécration académique du complotisme antisioniste.
Le coût de la prolifération des fake news n’est pas neutre : en captant notre attention, elles diminuent le temps que nous pourrions consacrer à nous informer correctement. Autrement dit, elles participent d’un mouvement général d’abaissement du niveau du débat public.
Auteur d'une oeuvre considérable, le sémanticien François Rastier revient, pour Conspiracy Watch, sur les propos tenus par le philosophe italien Giorgio Agamben, théoricien de « l'état d'exception », au sujet des mesures prises par les pouvoirs publics pour endiguer l'épidémie de coronavirus.
The Ukrainian Week a rencontré Rudy Reichstadt, directeur du site Conspiracy Watch. Il évoque la désinformation mise en oeuvre par le Kremlin en Occident et les moyens de la combattre.
Selon Ross Douthat, les progressistes ont trop tendance à estimer qu'une simple régulation d'Internet suffirait à régler les problèmes de la démagogie et de l'intolérance. Dans une tribune parue le 23 novembre dernier, il questionne la thèse, récemment défendue par le comédien britannique Sacha Baron Cohen, qui voudrait que les réseaux sociaux aient joué un rôle crucial dans l'essor des mouvements populistes.
Dans Le FigaroVox, Rudy Reichstadt décortique les ressorts du complotisme, dénonce ceux qui veulent lui trouver des excuses et s’inquiète de la crédulité grandissante alimentée par les réseaux sociaux.
J’ai écrit que la critique du complotisme relevait du « sport de combat ». C’est ce que confirme l’article à charge que me consacre Marianne dans son édition du 22 au 28 novembre 2019 (n° 1183), sous la plume de Brice Perrier.
Rudy Reichstadt dirige « Conspiracy Watch » et vient de publier L'Opium des Imbéciles chez Grasset, un essai sur la question complotiste. Il nous explique que le détournement de la vérité à des fins politiques et géopolitiques est ancien, mais que l'essor d'internet a donné une importance accrue au phénomène, déclenchant un nouveau type de guerre: celle des fake news.
Poursuivi à plusieurs reprises pour viol, la stratégie de défense de Tariq Ramadan emprunte aux ressorts classiques du conspirationnisme. Un discours auquel le prédicateur suisse a recours depuis longtemps explique le politologue Haoues Seniguer.
Provocants et violents, les écrits et les dessins antisémites de l’auteur s’inscrivent dans le courant post-négationniste apparu dans les années 1980, explique l’historienne Valérie Igounet dans une tribune au Monde.
Compte tenu des éléments dont nous disposons à ce jour, rien ne devrait empêcher de dire que Jeffrey Epstein s’est probablement suicidé dans sa cellule.
« J’avais posté des choses sur les attentats à Nice parce que j’étais révoltée comme tout le monde » déclare la chanteuse Mennel dans une vidéo diffusée hier par Brut. Pour Emmanuel Debono, le problème est que Mennel réécrit le passé en modifiant la nature de ses propos et en réduisant ses détracteurs à l’extrême droite.
« Avant tout massacre, il y a une idée » dit Rithy Panh. Et l’on voudrait que les hérauts du « Grand Remplacement » retiennent, pour un jour, leurs commentaires, observent ce silence sans lequel aucun examen de conscience n’est possible.