Rudy Reichstadt, directeur de l’observatoire du conspirationnisme Conspiracy Watch, s’inquiète de la perméabilité du mouvement antirestrictions à certains codes antisémites à peine voilés.*

Pancarte exhibée par Cassandre Fristot lors de la manifestation du 7 août 2021 (DR).

Stupeur, dégoût, incompréhension… lors des manifestations antipasse sanitaire du dimanche 8 août, à Metz, une pancarte brandie par l’ancienne candidate du Front national Cassandre Fristot, intitulée « Mais qui ? », émaillée de plusieurs noms essentiellement juifs, a suscité l’émoi de la classe politique et des associations antiracistes.

Cette question rhétorique, « qui ? » est devenue, en quelques semaines, un code antisémite, depuis qu’elle a été adressée avec insistance sur CNews à l’ancien général Dominique Delawarde, qui indiquait, sans vouloir prononcer le mot « juif » que les médias étaient, selon lui, contrôlés par « la communauté que vous connaissez bien ». Jusqu’à être reprise dans un cortège antirestrictions.

Rudy Reichstadt, fondateur et directeur de l’observatoire du complotisme Conspiracy Watch, s’inquiète de la perméabilité des discours contestataires à cet antisémitisme qui ne dit pas son nom, et dont l’existence est minimisée. […]

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* Propos recueillis par William Audureau.