Dans son dernier livre, Qui n’a pas tué John Kennedy ?, le journaliste Vincent Quivy décrit comment un article d’un journal français confidentiel a alimenté la théorie selon laquelle l’OAS était coupable de la mort du président américain, le 22 novembre 1963 à Dallas. Bonnes feuilles.

L’histoire de la «piste française» de l’assassinat de John F. Kennedy commence en 1977 quand Mary Ferrell, une des plus importantes chercheuses amatrices sur l’attentat, trouve dans les archives «déclassifiées» par le gouvernement américain le compte rendu d’une demande de renseignement des services secrets français sur un officier déserteur, membre de l’OAS activement recherché, présent à Dallas le 22 novembre 1963 :

«Jean Souètre alias Michel Roux alias Michel Mertz (…) a été expulsé des États-Unis, à Fort Worth ou à Dallas, quarante-huit heures après l’assassinat. Il était à Fort Worth le matin du 22 novembre, et à Dallas l’après-midi. Les Français pensent qu’il a été expulsé vers le Mexique ou le Canada.»

Le message date du début mars 1964 ; les services secrets français justifient leur démarche, non pas dans le but de contribuer à l’enquête sur l’assassinat, mais parce que le général de Gaulle doit se rendre au Mexique à la mi-mars et que, entre les attentats de l’OAS et ce qui est arrivé à Kennedy, il convient de redoubler de prudence.

Il a, pour les tenants du complot, quelque chose d’étonnant : il est seul, perdu dans une masse de documents, sans réponse ni enquête. Pas de trace dans les archives du FBI, pas d’allusion dans les innombrables pages de la commission Warren. Pourquoi ce silence ? (…)

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Voir aussi :
* Quelques sites pour comprendre l’affaire JFK (en anglais)