Poète, essayiste, romancier et auteur du très remarqué La Maladie de l’islam (Le Seuil, 2002), Abdelwahab Meddeb vient de s’éteindre, à Paris.

L’intellectuel franco-tunisien, célébré pour la lucidité de ses analyses, était un avocat inlassable du dialogue entre les civilisations comme en atteste son Histoire des relations entre juifs et musulmans des origines à nos jours (Albin Michel, 2013), co-écrite avec l’historien Benjamin Stora. L’engagement laïc de cet adversaire résolu du fondamentalisme avait attiré sur lui le soupçon grotesque d’islamophobie.

En 2011, peu après la chute du régime de Zine el-Abidine Ben Ali, Abdelwahab Meddeb avait consacré un ouvrage au Printemps de Tunis (Albin Michel, 2011). C’est dans ce cadre qu’il signait, il y a trois ans, une courte tribune dénonçant la lecture conspirationniste des révolutions arabes.

Nos pensées amicales vont à sa famille et à tous ses proches.