Conspiracy Watch | l'Observatoire du conspirationnisme
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🔴 Conspiracy News #11.2026

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Publié par La Rédaction15 mars 2026

L'actu de la semaine décryptée par Conspiracy Watch (du 09/03/2026 au 15/03/2026).

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POLÉMIQUE ANTISÉMITE. En février 2026, l’ex-Miss Californie Carrie Prejean Boller avait été écartée d’une commission de la Maison Blanche pour ses propos antisémites. Parmi ses soutiens, Candace Owens qui avait réagi sur X avec un déroulé complotiste : « Carrie n’a rien détourné. Vous avez organisé une audience sioniste purement théâtrale destinée à neutraliser la foi chrétienne. Carrie a dit la vérité en tant que catholique et, en tant que chrétiens, la Vérité ne peut être vaincue. Les sionistes sont naturellement hostiles aux catholiques parce que nous refusons de nous plier à une histoire révisionniste et de soutenir le massacre et le viol massifs d’enfants innocents au profit d’adorateurs occultes de Baal. Votre décision ne fera que renforcer l’éveil chrétien en cours dans ce pays. Et pour cela, nous vous remercions ».

Prejean Boller a récemment accordé une interview à Tucker Carlson. Le sénateur républicain et trumpiste Ted Cruz  a alors posé cette question sur X, teintée d'une certaine ironie : « Y a-t-il un seul antisémite que Tucker Carlson n'inviterait pas dans son émission ? » (sources : Conspiracy Watch/X, 11/03/2026 ; Ted Cruz/X, 11/03/2026 ; The Times of Israël, 12/02/2026).

GUERRE DES INFLUENCEURS. Aux États-Unis, la nomination par Donald Trump d’Erika Kirk au conseil d’administration de l’US Air Force Academy a déclenché des tensions au sein de la sphère MAGA. La veuve de Charlie Kirk est critiquée par certains militants pro-Trump qui dénoncent son absence d’expérience militaire et un choix symbolique. La polémique s’est surtout propagée sur les réseaux sociaux, où influenceurs et activistes d’extrême droite se sont publiquement affrontés. Sur X, Candace Owens, qui cible régulièrement l’épouse de Charlie Kirk, a quant à elle ironisé sur cette nomination. « C’est une veuve en deuil, nous n’avons donc pas le droit de nous demander ce qui la qualifie pour occuper un poste de conseillère auprès de notre ministère de la Défense. Tout cela est parfaitement normal et seules des personnes DÉMONIAQUES remettraient en question cette nomination », a-t-elle écrit. En réponse à ce message, Laura Loomer, proche de Donald Trump et figure du mouvement MAGA, l’a accusée de développer une nouvelle théorie du complot : « Tout n’est pas conspiration. (...) Charlie a été nommé. Il est maintenant décédé, et pour lui rendre hommage, sa femme prend sa place ». Quoiqu'il en soit, Candace Owens persiste en lançant un énième pic à Erika Kirk qui pourrait bien s'inscrire dans sa série de vidéos diffusée sur sa chaîne YouTube et titrée « Bride of Charlie » (« La fiancée de Charlie, ndlr ») dans laquelle Owens présente Erika Kirk comme une impostrice (source : Le Parisien, 11/03/2026).

PIZZAGATE. Entendue le 26 février dernier par le Congrès américain sur ses contacts éventuels à propos des « Epstein Files », Hillary Clinton a été interrogée par la représentante républicaine Lauren Boebert sur le Pizzagate qui, selon l'ancienne secrétaire d’État, était « une invention pure et simple, (…) une accusation scandaleuse qui a fini par blesser plusieurs personnes » tout en précisant qu’elle ne suivait « pas les histoires conspirationnistes folles qui circulent en ligne ». Dans une autre interview, H. Clinton est revenue sur cette audition : « À la fin, ils m'ont interrogé à propos des ovnis et m’ont posé une série de questions sur le Pizzagate, l’une des théories du complot les plus ignobles et les plus fallacieuses qui ait jamais été propagée sur Internet ». Peu après, elle a été questionnée sur le fichier « Frazzledrip ». Le président de séance a estimé que cela ne relevait pas du cadre de la procédure dans laquelle Hillary Clinton était entendue (sources : Conspiracy Watch/X, 27/02/2026 ; Conspiracy Watch/X, 11/03/2026).

COMPLOTISME MÉDICAL. Le médecin et militant antivax Robert Malone, membre d’un comité consultatif des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), a relayé en ligne une théorie complotiste affirmant que la maladie de Lyme aurait été créée par le gouvernement américain comme « arme biologique ». Cette affirmation, déjà ancienne dans la complosphère, a été largement démentie (source : NewsGuard, 09/03/2026).

UNIVERSITÉ. À New York, un groupe d’étudiants du John Jay College of Criminal Justice a invité le cheikh Abdelrahman Badawy, connu pour diffuser en ligne des théories complotistes antisémites. Celui-ci a partagé sur Instagram plusieurs vidéos se moquant de la Shoah, affirmant que les Juifs voulaient réduire les non-Juifs en esclavage, légitimant l’antisémitisme et faisant la promotion de contenus émanant de « stars » de la complosphère, notamment Tucker Carlson et Nick Fuentes. L’invitation, organisée par l’association des étudiants musulmans du campus, a suscité des critiques sur la diffusion de discours conspirationnistes et antijuifs dans le milieu universitaire. La faculté John Jay a indiqué au Times of Israël : « Les événements organisés par les étudiants n’engagent pas le John Jay College of Criminal Justice. L’établissement soutient le dialogue ouvert, la liberté académique et la liberté d’expression, tout en s’efforçant de maintenir un environnement inclusif et non discriminatoire, propice à l’apprentissage » (source : The Times of Israël, 09/03/2026).

NICK FUENTES. L'influenceur antisémite a déclaré cette semaine que « l’Iran se bat pour tous les goyim » tout en souhaitant que Donald Trump accepte une défaite dans cette guerre et se retire. Si l'Iran tombe, cela prouvera qu'Israël contrôle le monde entier, estime Fuentes (archive).

DÉSINFORMATION RUSSE. Selon une enquête de NewsGuard, une campagne de désinformation russe cible les élections locales en France en mettant en avant le sujet de l’immigration. Sa première infox a visé Pierre-Yves Bournazel, candidat à la mairie de Paris et membre du parti Horizons (centre-droit). Un faux site imitant celui de sa campagne a affirmé le 4 mars que M. Bournazel souhaitait transformer le Centre Pompidou en centre d’accueil pour migrants sans-abri. L'origine de cette allégation semble liée à la campagne de désinformation russe Storm-1516 (source : NewsGuard, 10/03/2026).

Une autre campagne russe s'est également intéressée aux élections municipales françaises selon un mode opérationnel précis : plusieurs reportages vidéo falsifiés imitent de véritables médias et mettent l'accent sur les problèmes de sécurité en France à l'approche des élections. Selon les chercheurs du collectif Antibot4Navalny, cette campagne est liée à l'opération « Matriochka ». Dans le cas d'Euronews, des vidéos truquées ont repris de véritables images de la chaîne et modifié la voix des journalistes à l’aide d’outils de clonage vocal ou d’intelligence artificielle pour leur faire dire des propos qu’ils n’ont jamais tenus. L’une des vidéos affirmait notamment que des Ukrainiens auraient pillé des commerces à Dubaï après des frappes. Ces contenus ont été relayés par des réseaux pro-Kremlin, notamment La Pravda, dans le but de discréditer l’Ukraine et les pays occidentaux (source : Euronews, 10/03/2026).

DÉSINFORMATION IRANIENNE. Selon une enquête du Washington Post, un réseau de propagande pro-iranien exploite l’actualité des « Epstein Files » pour diffuser des contenus complotistes anti-occidentaux. Des comptes liés à une constellation d’au moins quinze sites ont relayé des vidéos manipulées ou générées par IA, affirmant que les dirigeants occidentaux appartiendraient à un prétendu « régime Epstein » dissimulant ses crimes derrière les guerres au Moyen-Orient. Ces publications, qui ont cumulé des millions de vues sur X, mélangent images authentiques et fausses séquences pour accréditer l’idée d’une conspiration impliquant les États-Unis et Israël. Certaines diffusions reprennent également des motifs antisémites et conspirationnistes largement répandus dans les sphères complotistes en ligne. Les chercheurs soulignent que, même grossièrement trompeurs, ces contenus peuvent influencer durablement la perception du conflit et du scandale Epstein (source : The Washington Post, 10/03/2026).

Le 10 mars, des comptes pro-iraniens ont commencé à partager une photo affirmant que l’armée iranienne avait inscrit le message « In memory of the victims of Epstein Island », en réponse à l’attaque américano-israélienne. Le post a été relayé et partagé des millions de fois, engendrant une forte viralité sur les réseaux sociaux. Selon l’analyse de NewsGuard, ce visuel - qui a été publié par la chaîne de télévision iranienne Press TV - a été très probablement généré ou modifié par intelligence artificielle (source : NewsGuard, 13/03/2026). 

Un compte X pro-iranien publie une image retouchée d'un missile iranien avec l'inscription, en farsi, « À la mémoire des victimes de l'île d'Epstein ».

Une campagne de désinformation iranienne serait également en cours pour faire croire que Benjamin Netanyahou serait mort et que son « corps » aurait « finalement été retrouvé » (archive). Alexis Poulin tend l'oreille (archive).

OFFENSIVE CONTRE L'IRAN. Dans un éditorial, Le Point souligne que certaines accusations affirmant que Benjamin Netanyahou manipulerait Donald Trump pour avoir entraîné les États-Unis dans la guerre contre l’Iran relèvent d’un imaginaire antisémite ancien. Cette thèse réactive le stéréotype du « Juif marionnettiste du pouvoir mondial », figure centrale de nombreux récits conspirationnistes. L’idée selon laquelle Washington agirait uniquement sous l’influence d’Israël s’inscrit dans une longue tradition de mythes politiques visant la prétendue domination juive. L’éditorial met en garde contre la banalisation de ces schémas interprétatifs, qui recyclent des codes classiques de l’antisémitisme politique (source : Le Point, 11/03/2026).

BELGIQUE. Depuis le 7 octobre 2023, les actes antisémites se sont multipliés en Belgique, soulevant des interrogations sur l’ampleur et la nature du phénomène. Une enquête de l’Institut Jonathas met en évidence la forte diffusion des théories du complot à Bruxelles. 26 % des personnes interrogées pensent que les attentats du 11-Septembre sont un complot ourdi par la CIA et le Mossad israélien ; 26 % considèrent que les Américains n'ont jamais marché sur la Lune ; 23 % pensent que la Russie est victime d’un complot de l’OTAN ; 16 % des sondés doutent de la réalité du génocide des Arméniens, etc. L’étude montre que les jeunes générations sont particulièrement perméables à ces récits, en partie du fait d’un environnement informationnel dominé par les réseaux sociaux. Les Bruxellois de confession musulmane et les sympathisants des extrêmes politiques apparaissent également plus exposés. Enfin, l’enquête souligne le lien structurel entre complotisme et antisémitisme (sources : Sondage de l'Institut Jonathas, 02/2026 ; Conspiracy Watch/X, 12/03/2026).

EXTRÊME DROITE EN LIGNE. Une enquête du Monde révèle l’émergence d’Europa.com, un agrégateur d’actualités anglophone d’extrême droite lancé fin 2025, qui a opté pour le slogan « monitoring the civilization » (« surveiller la civilisation », ndlr). Sa ligne éditoriale s’inscrit dans un soutien aux mouvements politiques qui prônent la « remigration ». Présenté comme un simple site d’information, il relaie en réalité des dizaines de comptes et médias en mettant en avant faits divers impliquant des personnes immigrées et contenus à tonalité identitaire ou antisémite. Discret sur ses propriétaires, le site semble proche de milieux suprémacistes blancs anglophones et dispose de moyens financiers importants, notamment pour l’achat de noms de domaine et de comptes sur les réseaux sociaux. Keith Woods, Keith O’Brien à l’état civil, se présente comme un « cofondateur » d’Europa. Il « est devenu une figure importante du mouvement international des suprémacistes blancs », explique Mark Malone, chercheur pour l’ONG irlandaise de lutte contre la haine Hope and Courage. « Il est en contact direct avec Nick Fuentes, avec Alex Jones, avec les groupes nationalistes britanniques… Il était aussi à l’origine de la campagne appelant à l’interdiction de l’organisation de lutte contre l’antisémitisme ADL [Anti-Defamation League], lorsque cette dernière avait critiqué Elon Musk ». Abonné sur X à Europa.com (40 000 abonnés), le milliardaire donne une grande visibilité à ce compte (source : Le Monde, 11/03/2026).

MUNICIPALES. Les candidats de La France insoumise (LFI) Sébastien Delogu (Marseille) et François Piquemal (Toulouse) ont été la cible d’une campagne de désinformation en ligne mêlant faux comptes, sites anonymes et contenus trompeurs. Selon Le Monde, cette nébuleuse serait « utilisée pour promouvoir des messages d’Elnet […] lobby pro-israélien installé en Europe et enregistré en France […] en conflit ouvert avec LFI » ; les deux candidats visés affichant leur opposition aux opérations militaires d’Israël dans la bande de Gaza. Les autorités évoquent une opération structurée et potentiellement bien financée, dont les commanditaires restent inconnus à ce stade, même si des pistes sont évoquées. Sébastien Delogu a porté plainte. Une enquête est en cours pour déterminer l’origine de cette ingérence numérique (source : Le Monde, 10/03/2026).

BRUNO GACCIO. Un « complotissse » au Conseil de Paris ? Investi par LFI dans le 7e arrondissement de la capitale, Bruno Gaccio traîne derrière lui une longue série de sorties complotistes et de fréquentations sulfureuses, notamment avec Dieudonné. Dans une vidéo, l'ancienne plume des Guignols de l'info évoque avec le polémiste Marc-Edouard Nabe le second numéro de la revue de ce dernier, PATIENCE (archive), qui célèbre à sa manière les attentats de 2013 et 2015 (sources : Conspiracy Watch, 11/03/2026 ; Hannah Stasi/X, 03/12/2025).

SOPHIA CHIKIROU. « Emmanuel Grégoire est tenu prisonnier par Ariel Weil et d'autres (…) Mais qu'ils se débarrassent d'Ariel Weil ! (…) J’espère qu’on va le battre. (…) ne votez pas Ariel Weil ! (…) Faites perdre Ariel Weil ! Il est sectaire. C’est le pire de tous » : voici quelques propos de Sophia Chikirou entendus dans une interview qu'elle a donnée à Surmulot. Comme le rapporte LeJournal.info, en s’attaquant au maire de Paris Centre, coupable selon elle de ligoter Emmanuel Grégoire dans son refus de s’allier à elle au second tour, la candidate de LFI persiste dans l’antisémitisme. Et cible François Hollande qui a soutenu la campagne d’Ariel Weil ; le seul parmi les 17 têtes de listes d’arrondissements à porter un nom à consonance juive. Dans un premier post sur X, Ariel Weil a réagi sur le mode de l’humour : « je suis démasqué. Eh oui, c’est moi qui tire les ficelles de la campagne d’Emmanuel Grégoire depuis le début. Avec tous mes amis de la finance internationale ! ». Idem sur un second, terminant par  « Je suis partout », titre d'un hebdomadaire antisémite et collaborationniste dirigé entre autres par le beau-frère de Maurice Bardèche, Robert Brasillach. Sophia Chikirou a appelé à ne pas voter pour le PS au deuxième tour en cas d'élimination de LFI à Paris  (sources : LeJournal.info ; 11/03/2026 ; Ariel Weil/X, 09/03/2026 ; Ariel Weil/X, 11/03/2026).

RASSEMBLEMENT NATIONAL. Nous en parlions dans le récap de la semaine dernière, Conspiracy Watch a recensé dans une carte interactive les profils complotistes de plus d'une cinquantaine de têtes de liste RN aux élections municipales de 2026. La liste des profils continue de s'allonger. Par exemple, le candidat RN à Aubazine (Corrèze), François Dubois, est surtout connu en ligne pour sa proximité avec la complosphère soralienne. Cet ancien adjudant de gendarmerie co-anime le site complotiste Profession Gendarme (sources : Conspiracy Watch/X, 12/03/2026 ; France 3 Nouvelle-Aquitaine, 12/03/2026). Le point sur cette carte avec Victor Mottin (source : Conspiracy Watch/X, 10/03/2026).

CHRISTIAN COMBAZ. Dans une interview qu’il donne sur la chaîne YouTube de TV Libertés dans l'émission « Les conversations Paul-Marie Couteaux », celui qu’on surnomme Campagnol dans la complosphère revient sur une partie de son itinéraire : « Les années passant, il sent la civilisation française fléchir année après année, lentement submergée par la colonisation du méli-mélo états-unien », peut-on lire sur la page de présentation avec ce titre : « Christian Combaz, complotiste ou prescient ? ». Il semblerait que le premier adjectif convienne le mieux à Combaz qui, dans son interview, revient justement sur son complotisme et qualifie Thierry Meyssan de « type assez remarquable » (archive).

IDRISS ABERKANE. L'influenceur complotiste a rejoint l'équipe de Géopolitique Profonde (Frank Pengham) ainsi que ses affidés Xavier Moreau (Stratpol) et Alain Soral. Au sujet d'Idriss Aberkane, Tristan Mendès France était revenu dans le dernier Complorama sur la guerre en Iran sur cette folle théorie complotiste de Guerre et « lune de sang »  développée par Aberkane, dans laquelle il perçoit une lecture « un mélange de thématiques où on a une lecture (...) assez ésotérique, (...) astro-géopolitque » (sources : Albert Le Ver/X, 14 mars 2026 ; franceinfo/YouTube, 03/2026).

ESPAGNE. Le gouvernement espagnol a annoncé le lancement d’un outil baptisé HODIO (« Huella de Odio », empreinte de la haine, ndlr) destiné à mesurer la diffusion des discours haineux sur les réseaux sociaux. Présenté par le Premier ministre Pedro Sánchez, ce dispositif doit analyser la manière dont ces contenus circulent en ligne et évaluer le rôle des algorithmes dans la polarisation numérique. L’objectif est de produire des indicateurs publics permettant de suivre l’ampleur de ces discours et la manière dont les plateformes y réagissent. Madrid compare cette mesure à une « empreinte carbone » de la haine, destinée à rendre visible l’impact social de ces contenus (source : Reuters, 11/03/2026). Cela concernera-t-il l'antisémitisme ? La coalition au pouvoir en Espagne s'est illustrée à plusieurs reprises par une tolérance coupable à l'égard de l'antisémitisme comme le notent plusieurs observateurs (source : Les Electrons libres, 13/03/2026).

PROPAGANDE NUMÉRIQUE. Dans la guerre informationnelle autour du conflit avec l’Iran, la propagande adopte désormais les codes de la pop culture et des mèmes Internet. Vidéos en stop-motion façon LEGO, musiques générées par IA ou esthétiques inspirées des jeux vidéo sont mobilisées pour produire des contenus viraux et émotionnels destinés aux réseaux sociaux. L’objectif est de transformer la communication de guerre en objets culturels brouillant la frontière entre divertissement et information. Certaines de ces vidéos mettent en scène Donald Trump et Benjamin Netanyahou dans des récits caricaturaux mêlant vengeance militaire et références au scandale Epstein. L’ADN prend l'exemple du premier clip, publié par l’agence de presse proche du pouvoir iranien Tasnim News Agency, qui « raconte » le lancement de la guerre par les USA et Israël, mis en scène aux côtés du diable. La vidéo pousse l’idée que le conflit a été lancé pour couvrir les révélations de l’affaire Epstein et met en exergue le bombardement de l’école de Minab, le premier jour du conflit (source : L'ADN, 11/03/2026).

COÛT DE LA DÉSINFORMATION. La désinformation représente désormais un coût économique colossal à l’échelle mondiale. Selon un rapport de Sopra Steria intitulé « L'impact économique mondial de la désinformation », l’ensemble des conséquences économiques des fausses informations est estimé en 2024 à 417 milliards de dollars. Parmi les « ruptures » qui ont transformé le paysage informationnel depuis 2019, figurent la Covid-19 qui a provoqué une « infodémie » sans précédent avec la montée des discours complotistes et anti-vaccins. À laquelle s’ajoutent « l’explosion des IA génératives et des deepfakes, la montée de la guerre hybride, la dérégulation des plateformes », etc., sachant que l'IA générative a industrialisé la production de contenus trompeurs à une échelle industrielle (source : Rapport Sopra Steria, 13/03/2026).

CARTOGRAPHIE. Notre collaborateur Tristan Mendès France a vibecodé une « Carte mondiale des théories complotistes » qui montre le « nutri-score conspirationniste » de certains pays. Les États-Unis sont classées E (« Cas fort »). Le repère français est D sachant que le profil le plus bas concerne l’Allemagne, étiquetée à E (source : Tristan Mendès France/X, 13/03/2026).

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