Mardi 3 septembre 2013, un black-out généralisé a privé d’électricité 70% du Venezuela pendant plusieurs heures, désorganisant les transports en commun et le réseau routier. Après avoir qualifié d’«étrange» la coupure de courant, le président Nicolas Maduro n’a pas tardé à l’imputer aux manœuvres de l’«extrême droite» – c’est ainsi qu’il désigne l’opposition – qu’il accuse de chercher à «affaiblir le pays».

Sur son compte Twitter et sur son site web personnel, Maduro n’hésite pas à interpréter la panne comme la répétition générale d’un «plan de Putsch Electrique contre le pays».

Une enquête a été ouverte pour permettre de déterminer l’origine de la panne à propos de laquelle le président vénézuélien a déclaré à la télévision n’avoir «aucun doute», vilipendant les «conspirateurs» et les «groupes déstabilisateurs».

Le Venezuela est en proie à des coupures d’électricité chroniques qui sont liée à un déficit notoire d’entretien des lignes. Au cours des derniers mois, Maduro a dénoncé à plusieurs reprises les plans de l’opposition visant à saboter le réseau électrique et a pris des mesures pour en renforcer la sécurité, y compris en faisant appel à l’armée.

Au printemps dernier, le chef de l’Etat vénézuélien – élu le 14 avril dernier, après la disparition d’Hugo Chavez – avait fait état publiquement d’un projet d’assassinat le visant directement et impliquant les Etats-Unis, l’opposition vénézuélienne ainsi que l’ancien président colombien Alvaro Uribe.

Voir aussi :
* Venezuela : Maduro dénonce un complot US visant à le tuer
* Venezuela : Maduro accuse les Etats-Unis de chercher à assassiner le leader de l’opposition