Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot

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La Bibliothèque
Le Complot : L'histoire secrète des Protocoles des Sages de Sion, de Will Eisner
La Causalité diabolique, de Léon Poliakov
Les Nouveaux imposteurs, d'Antoine Vitkine
Le style paranoïaque. Théories du complot et droite radicale en Amérique, de Richard Hofstadter
L'Obsession du complot, de Frédéric Charpier
L'imaginaire du complot mondial, de Pierre-André Taguieff
L'Effroyable Imposteur, de Fiammetta Venner
Court traité de complotologie, de Pierre-André Taguieff
Les Protocoles des Sages de Sion : Faux et usages d'un faux, de Pierre-André Taguieff
La synarchie. Le mythe du complot permanent, d'Olivier Dard





Albert Rivera
Albert Rivera, le chef de file du jeune parti centriste espagnol Ciudadanos s’est rendu à Caracas en début de semaine dernière, à l’invitation de l’Assemblée nationale vénézuélienne, où il a rencontré les leaders de l’opposition. Une visite qui a suscité l’ire du gouvernement chaviste.

Dans son émission hebdomadaire, retransmise sur la chaîne de télévision publique VTV, le député chaviste Diosdado Cabello a présenté Rivera comme un représentant de « l’extrême droite en Espagne » (sic). « Vous ne pouvez pas permettre qu’un irresponsable vienne conspirer dans notre pays » a ajouté celui qui est aussi le vice-président du PSUV, le parti au pouvoir.

Commentant la visite de Rivera dans son pays, le président Nicolas Maduro a dénoncé un énième complot de l'oligarchie contre le Venezuela :

« Vous savez ce que c’est leur plan en vérité ? Déstabiliser, imposer la violence, pour livrer le pays, livrer notre patrie sur un plateau d’argent aux oligarques étrangers ».

Albert Rivera n’a pas tardé à répondre aux accusations de ses détracteurs chavistes. « En Espagne, nous choisissions des députés, nous ne les mettons pas en prison » a-t-il déclaré faisant allusion à l'emprisonnement de l'opposant Leopoldo López, dont il a rencontré l'épouse au cours de son séjour. « La théorie du complot permanente est l’excuse typique pour chercher des ennemis à l'étranger lorsque vous avez des problèmes intérieurs. Le plus grand ennemi du Venezuela n’est pas l’Espagne, c’est la faim, le manque de nourriture et le manque de liberté ».

Miné par une inflation galopante, les pénuries et l'insécurité, le Venezuela s’enfonce depuis plusieurs mois dans l'une des plus graves crises de son histoire. Mis en cause pour sa dérive autoritaire sur fond de scandales de corruption, le gouvernement de Nicolas Maduro a perdu la majorité au Parlement lors des élections législatives de décembre 2015.