Le discours conspirationniste n’est pas un discours archaïque, une survivance du passé ou de la pensée sauvage, mais bien au contraire une forme de discours politique qui repose sur la volonté de politiser un certain nombre de questions.
Dans son dernier livre, Qui n'a pas tué John Kennedy ?, le journaliste Vincent Quivy décrit comment un article d'un journal français confidentiel a alimenté la théorie selon laquelle l'OAS était coupable de la mort du président américain, le 22 novembre 1963 à Dallas. Bonnes feuilles.
Nier la complexité du réel, établir des corrélations factices, éliminer des vérités irréductibles à la théorie, établir une structure mythique de l'histoire, identifier les signes du complot... : telles sont, selon Emmanuel Taïeb, les cinq règles de la rhétorique conspirationniste.