Thömas Werlet interviewé par la chaîne iranienne Sahar 1 (capture d’écran YouTube, février 2013).

Proche des polémistes Dieudonné M’Bala M’Bala et Kemi Seba, Thömas Werlet (1983 – ) est un militant d’extrême droite français.

Leader du groupuscule La Droite socialiste, créé en 2007, il crée en janvier 2009 le Parti solidaire français (PSF), une formation que Werlet définit comme « le seul et unique Parti fasciste déposé en préfecture », ajoutant qu’il « est le premier parti politique à ne plus laisser notre combat pour le faisceau être la proie de toutes les accusations dont il fait l’objet depuis 60 ans. »

Arborant une esthétique rappelant celle des Miliciens de Joseph Darnant, les militants de la Droite socialiste prônent l’antimaçonnisme, l’homophobie et l’antisémitisme sous couvert d’antisionisme. Werlet a ainsi été poursuivi en justice par la Mairie de Courbevoie pour avoir diffusé des autocollants sur lesquels on pouvait lire : « Le sionisme, c’est la gangrène, on l’élimine ou on en crève » et « le sionisme, c’est la gangrène, à Paris comme à Gaza, Intifada ». En juillet 2009, le PSF s’est également insurgé contre le fait que les transsexuels ne soient plus considérés comme des malades mentaux, mais comme « des individus normaux ».

Aux élections européennes de juin 2009, le PSF soutient la Liste antisioniste de Dieudonné et Yahia Gouasmi aux côtés de qui il avait appelé à manifester le 27 septembre 2008 à l’occasion de la « Journée d’Al Qods » qui, selon la tradition initiée par l’Ayatollah Khomeyni en Iran, se déroule tous les ans le dernier vendredi du mois de ramadan.

Fin 2009, Thömas Werlet intervient lors de la troisième Journée nationaliste et identitaire de la revue Synthèse nationale.

Le chef du PSF manifeste un intérêt tout particulier pour la République islamique d’Iran. En avril 2010, il participe à une rencontre organisée par le journal Flash, d’Alain Soral, entre l’ambassadeur d’Iran à Paris, Seyed Mehdi Miraboutalebi, et des figures de l’extrême droite comme l’ex-secrétaire d’Egalité & Réconciliation Marc George ou encore le militant national-révolutionnaire Jacques Bordes. En octobre 2011, il affiche sa présence au cinquième « International Digital Media Fair & Festival » à Téhéran. Il y est reçu par le ministre iranien de la Culture et de l’Orientation islamique, Mohammad el-Husseini. En février 2013, il participe à la « 3ème Conférence internationale sur l’Hollywoodisme » en compagnie, notamment, de Thierry Meyssan, Paul Éric-Blanrue, Dieudonné M’Bala M’Bala et de Béatrice Pignède. Avec cette dernière, il est interviewée sur la chaîne d’Etat iranienne francophone Sahar TV.

De 2011 à 2015, le PSF édite un blog intitulé Le National émancipé.

 

IL A DIT :

« Je pense que l’idéologie sioniste est vectrice d’un projet qui a pour objectif la dissolution des nations, qui s’auto-nomme lui même “nouvel ordre mondial”, qui par son impérialisme financier, idéologique exerce des pressions perpétuelles sur les peuples qui déjà sont soumis à cette idéologie et qui sont en voie de destruction et d’extinction. Je pense qu’aujourd’hui, si la République islamique d’Iran subit les pressions qu’elle subit, c’est parce qu’elle fait partie de ces pays que l’on appelle “non alignés” et qui refusent le diktat des grandes puissances occidentales. Je pense que la notion pécuniaire et financière qui règne en dehors des frontières iraniennes ne peuvent pas aboutir à la destruction de la pensée islamique iranienne ».

Source : “Béatrice Pignède et Thomas Werlet à la Télévision Iranienne”, YouTube, février 2013.

 

Voir aussi :

Le groupuscule de Thomas Werlet dénonce la Gay Pride et… la ”pieuvre maçonnique”

 

(Dernière mise à jour le 16/01/2020)