Blessée par les Talibans, l’écolière pressentie pour le Nobel de la Paix est une icône de la lutte pour l’éducation des filles. Mais au Pakistan, elle est loin d’être prophète.

« Nous avons des millions de Malala ici, nous ne dépendons pas d’une seule Malala », soupire ce haut-fonctionnaire dans son petit bureau de Peshawar, passablement agacé par l’évocation de la jeune pakistanaise alors qu’il dressait les projets éducatifs à mener dans la région.

Il y a un an, les Talibans pakistanais tentaient d’assassiner Malala Yousafzai. La jeune fille de 16 ans, devenue icône de la lutte pour l’éducation, collectionne en Occident les récompenses et les honneurs. A tel point qu’elle est fortement pressentie pour l’obtention du prix Nobel de la Paix, vendredi 11 octobre.

Au Pakistan, son propre pays, beaucoup trouvent pourtant le symbole trop beau. « La jeune fille la plus courageuse du monde », comme la présentait en juillet, à l’ONU, l’ancien Premier ministre britannique Gordon Brown, relève selon eux de la manipulation. (…)

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Voir aussi :
* Malala Yousafzaï inspire des sentiments ambigus au Pakistan (Le Monde, 11 octobre 2013)
* Pakistan : campagne de dénigrement complotiste contre la blogueuse Malala‏
* Pakistan : la théorie permanente du complot étranger