La semaine dernière, Charles Onana comparaissait devant le tribunal correctionnel de Paris pour « contestation de l’existence d’un crime de génocide ». L'historienne Hélène Dumas décrypte les enjeux de ce procès historique et livre une réflexion puissante sur la méthode négationniste. Entretien.
La journaliste canadienne, qui soutient que les Tutsi ont participé à leur propre génocide, a bénéficié en France d’une large publicité. Seul média mainstream à lui ouvrir ses colonnes : l'hebdomadaire Marianne.
Des gros titres aux petites infos passées inaperçues : ce qu’il fallait retenir de l’actualité des derniers jours en matière de conspirationnisme et de négationnisme (semaine du 29/07/2019 au 04/08/2019).
Sur KTO, la candidate à la présidence de LR a réaffirmé sa conviction que François Fillon, dont elle fut la porte-parole pendant l’élection présidentielle, avait été victime d’un « complot ».
Là où nous voyons des êtres faibles et désarmés, le génocidaire voit les représentants d'une puissance occulte qui menace la société tout entière. Le tueur a donc, à la fois, la certitude d'accomplir son devoir civique et le sentiment d'agir en légitime défense. S'il se laissait aller à la pitié envers les enfants qu'il est chargé de tuer, il mettrait en danger son pays, sa famille, ses propres enfants.
Extraits de Claudine Vidal, « La politique de la France au Rwanda de 1990 à 1994. Les nouveaux publicistes de l’histoire conspirationniste », Les Temps Modernes, fév.mars 2007, n° 642, pp. 117-143.
Dans un livre publié en 2005, Pierre Péan dépeint les Tutsi en conspirateurs ataviques chez qui dominerait une « culture du mensonge et de la dissimulation »...
Dans un ouvrage visiblement écrit à la hâte et dont le titre à lui seul est une interpellation, Pierre Péan affirme apporter des éléments conduisant à réviser le discours habituel sur le génocide dont furent victimes les Tutsi du Rwanda entre avril et juillet 1994.