La crise en Ukraine a relancé la puissante machine à désinformation de la Russie, dont le complotisme est l’un des leviers.

Une invasion russe en Ukraine : cette perspective nourrit une crise internationale depuis plusieurs semaines. Le Kremlin s’est lancé dans un bras de fer politique, mais aussi dans une nouvelle bataille de l’information. Et sur ce front, le complotisme fait partie de la stratégie de Moscou depuis longtemps. Le conspirationnisme russe est nationaliste, anti-occidental, et nostalgique.

De Staline à Poutine, de la famille Romanov au Covid en passant par l’empoisonnement de l’opposant Alexeï Navalny, quelle est la genèse de ce mouvement en Russie ? Quels en sont aujourd’hui les leviers et les objectifs ? Maxime Audinet, docteur en sciences politiques et en études slaves de l’Université Paris Nanterre, chercheur à l’IRSEM et auteur du livre Russia Today : un média d’influence au service de l’Etat russe aux éditions Ina, décrypte pour Complorama l’usage du complotisme par les médias aux mains du Kremlin.

Un complotisme nostalgique

Cet épisode revient aussi sur ce qu’a provoqué la chute de l’URSS, il y a tout juste 30 ans : une aspiration du pouvoir russe et notamment de Vladimir Poutine, ancien officier du KGB, à redonner à la Russie sa grandeur, son rayonnement passés, quitte pour cela à réécrire l’Histoire.

« Le complotisme en Russie », c’est le 20e épisode de Complorama, avec Rudy Reichstadt, directeur de Conspiracy Watch, et Tristan Mendès France, maître de conférence et membre de l’observatoire du conspirationnisme, spécialiste des cultures numériques. Un podcast à retrouver sur le site de franceinfo, l’application Radio France et plusieurs autres plateformes comme Apple podcastsPodcast AddictSpotify, ou Deezer.

 

Voir aussi :

Julien Théron : « L’idée de “complot occidental” est utilisée partout par le Kremlin »