
En mars 2013, lors d’une conférence à Nice, Alain Soral lâche une phrase explosive : la « Liste antisioniste » de 2009 aurait été rendue possible par « l’argent des Iraniens ». Un aveu tardif, aussitôt suivi d’une tentative de rétropédalage.
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C'est un enregistrement vidéo fuité à la faveur d'un réglement de comptes entre Ahmed Moualek (président de l'association « La Banlieue s’exprime ») et Égalité & Réconciliation. La scène se passe en mars 2013. On y voit Alain Soral évoquer, aux côtés de l'idéologue néo-fasciste italien Gabriele Adinolfi, la « Liste antisioniste » emmenée par Dieudonné et Yahia Gouasmi en Île-de-France aux élections européennes de 2009 :
« Si on a pu faire la liste antisioniste qui a coûté 3 millions d’euros, c’est parce qu’on a eu l’argent des Iraniens. Faut le dire, faut être honnête. Si on ne les avait pas eus, on n’aurait pas pu le faire : on n’a pas 3 millions d’euros. Surtout qu’on les a perdus, puisque pour être remboursé, il fallait faire 5 % minimum. »
Ce jour-là, face à son public, Soral ne parle pas d’un simple coup de pouce, mais d’un financement déterminant.
Fin août 2013, le site Égalité & Réconciliation invoquera un lapsus « qu’il faut bien sûr imputer à la fatigue et corriger en 300 000 [euros] » (sic). Reste que les comptes de campagne de la Liste antisioniste ont déclaré seulement 5 796 euros de dons et que tout financement étranger est proscrit par le code électoral.
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