Après les insultes et les menaces ne manquait que l'accusation de manipulation. Tout commence le 24 mars, quand la députée de la majorité Marie Lebec rend publique une partie de la lettre d'intimidation qu'elle vient de recevoir sur Twitter : « Alors, la putain… Avec ta sale gueule de pourriture Renaissance… on va te faire la peau… et on va aussi massacrer ta raclure de bâtard… » L'élue reçoit le soutien de sa collègue Aurore Bergé, présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée. Elle aussi est visée par ces menaces, et poste à son tour ce qui apparaît comme le verso de cet abject avertissement la prenant à partie : « Feu, batte de base-ball, barre de fer […]. Tout est bon pour vous éradiquer […]. Alors prenez garde. Tous les jours… et surtout la nuit », conclut l'épître.
Deux victimes, mais… une seule lettre. Il n'en fallait pas davantage pour enclencher la fabrique à fantasmes. [...]











