[Mise à jour du 26/02/2020] L’ancien président égyptien Hosni Moubarak est mort mardi 25 février à l’âge de 91 ans à l’hôpital militaire Galaa au Caire. Chassé du pouvoir en février 2011, il avait été condamné à la prison à perpétuité pour sa responsabilité dans la répression du soulèvement de la place Tahrir. Lors de son procès, quelques mois plus tard, un avocat avait défendu la thèse que Moubarak était mort depuis 2004 et avait été remplacé par un sosie.

Hosni Moubarak (portrait officiel).

La théorie du complot « américano-sioniste » n’aura pas attendu plus de deux heures trente pour s’inviter au procès de l’ancien raïs égyptien Hosni Moubarak, qui s’est ouvert au Caire mercredi 3 août.

Sur les coups de 11h30, un avocat de la défense, Hamed Seddik, a pris la parole devant la cour pour affirmer que le président Moubarak était mort en 2004 et avait été remplacé par un sosie dont la comparution faisait partie d’une conspiration de l’Amérique et d’Israël. Il a demandé à ce qu’un test ADN soit diligenté afin de comparer l’ADN du prévenu et celui de ses fils Alaa et Gamal Moubarak.

Géologue au Centre national de la Recherche égyptien, Hamed Seddik a un doctorat en droit qui lui permet d’exercer comme avocat. Le 25 juillet dernier, il s’était rendu sur la célèbre place Tahrir pour y faire entendre sa théorie du complot, qu’il défend avec acharnement depuis sept ans (voir la vidéo) :

« Vous savez que cet homme n’est pas le président. Hosni Moubarak est mort le 16 juin 2004. J’en ai apporté la preuve, ce n’est pas une rumeur. Je l’ai présentée à la cour. Habib el-Adly [l’ancien ministre de l’intérieur égyptien – NDLR] connaît cette histoire. Ils peuvent l’interroger ».

Selon le site égyptien Ahram Online, Seddik a engagé plus de 200 procédures judiciaires pour essayer de prouver que Moubarak a été remplacé par un sosie.

 

Voir aussi :

La théorie du complot, au cœur de la crise égyptienne

Quand Céline racontait que Hitler avait dû être remplacé par un sosie juif