Martin Boudot travaille pour l’agence "Premières Lignes", dont les bureaux sont situés dans le même immeuble que ceux de Charlie Hebdo. Le 7 janvier dernier, lors du massacre de la rédaction du journal satirique par les frères Kouachi, le journaliste s’est rendu sur le toit du bâtiment pour filmer la scène, vidéo qui sera par la suite diffusée au JT de France 2.

Dans un texte accumulant erreurs factuelles, assertions péremptoires et spéculations complotistes, le blogueur Hicham Hamza (qui n’en est pas à son coup d’essai, voir ici, , ici, et encore ) l’accuse d’avoir tout bonnement « falsifié » sa propre vidéo, mettant en doute le fait que Martin Boudot (qu’il n’a pas cherché à contacter) en serait réellement l’auteur et dénonçant une « altération volontaire » portant la signature de la DGSE ! Un complot aux ramifications internationales qui impliquerait le fils de Serge Dassault (sic), « le complexe militaro-industriel israélien » et « un mystérieux Polonais anonyme »

Les dernières phrases de ce texte aux accents paranoïaques valent tout particulièrement le détour :

« À ce jour, écrit Hamza, une seule chose est certaine (sic) : la terrasse aux rebords blancs depuis laquelle Janek avait capturé sa vidéo a disparu. (…) L’installation qui a permis de filmer confortablement le départ tonitruant des terroristes – ainsi capturé sous le meilleur angle – n’est plus. Ce qui semblait constituer une terrasse a finalement laissé place à un toit gris et dorénavant hermétique » (!!).

Il aurait pourtant suffi au blogueur conspirationniste de se déplacer pour constater qu’il n’en était rien, comme l’explique Martin Boudot dans la réponse qu’il a adressée à Hamza.