(CW : En début de semaine, France 3 a relancé la controverse sur la mort de Robert Boulin en programmant mardi soir un téléfilm défendant la thèse de l’assassinat politique ("Crime d’Etat", de Pierre Aknine, inspiré du livre de Benoît Collombat, Un homme à abattre : contre-enquête sur la mort de Robert Boulin, Fayard, 2007) après avoir diffusé, la veille, un documentaire de Gilles Cayatte concluant à celle du suicide ("Vie et mort de Robert Boulin"). Commissaire principal honoraire de la police nationale, Georges Moréas anime le blog Police et Cetera. Concernant l’affaire Boulin, il n’a jamais cru à la thèse de l’assassinat…)

Longtemps, j’ai cru que Pierre Bérégovoy avait été assassiné et que Robert Boulin, lui, s’était volontairement donné la mort. Deux ministres, l’un de droite l’autre de gauche, décédés dans de mystérieuses circonstances à 14 ans d’intervalle.

Récemment, d’anciens policiers alors chargés de la sécurité de Bérégovoy, m’ont convaincu qu’il s’était bel et bien tiré une balle dans la tête. Et qu’on pouvait au pire regretter un certain relâchement des consignes de sécurité et surtout de ne pas avoir pris conscience de son état dépressif.

En revanche, je n’ai pas changé d’avis sur la mort de Boulin. Après la découverte de son corps, dans un étang de la forêt de Rambouillet, le suicide s’est imposé d’entrée de jeu. (…)

Lire la suite sur le blog Police et Cetera (Le Monde.fr, 29 octobre 2009).

Voir aussi :
* Pas d’eau à son Boulin (Le Canard enchaîné, 27 juin 2007)
* Le garde du corps de Robert Boulin parle (L’Express, 20 mai 2010)
* La seconde mort de Robert Boulin (L’Express, 20 janvier 1984)
* Affaire Boulin : les docu-fiction, ça ose tout… (Marianne, 30 janvier 2013)
* "Robert Boulin avait pris la décision de se tuer", selon son conseiller Luc La Fay (L’Express, 14 février 2013)