L’Express me cite concernant la (médiocre) contre-enquête consacrée par le journaliste américain Seymour Hersh à l’attaque chimique perpétrée à Damas le 21 août dernier. Mettant en doute la version des faits incriminant le régime, Hersh suggère, sans toutefois apporter le moindre élément de preuve, que l’attaque aurait en réalité été perpétrée par les jihadistes de Jabhat al-Nusra.

Voici l’extrait de l’article de L’Express me concernant (voir l’article intégral ici) :

Ainsi, selon Thomas Pierret, spécialiste de la Syrie, Seymour Hersh s’est contenté d’allégations peu étayées, ignorant les preuves qui contredisaient sa version des faits: l’analyse qu’il fait du rapport de l’ONU est très superficielle et il ne mentionne même pas l’enquête très documentée de Human rights Watch, ni les analyses détaillées fournies par Elliot Higgins sur le blog qu’il publie sous le nom de Brown Moses.

On notera que Hersh applique scrupuleusement les canons argumentatifs de la littérature révisionniste en matière de crimes de masse (…).

Lire la suite sur le blog de Thomas Pierret.

Voir aussi :
* A Chemical Weapons Expert Responds To The Article « Questions Plague UN Report on Syria » (Brown-Moses.blogspot.fr, 25 septembre 2013)
* Sy Hersh’s Chemical Misfire (Foreign Policy, 9 décembre 2013)
* Identifying Government Positions During The August 21st Sarin Attacks (Bellingcat.com, 15 juillet 2014)