Dans un entretien accordé à Slate.fr les experts suisses dénoncent les conclusions de leurs collègues français qui réfutent toute hypothèse d’empoisonnement. Tout se passe comme si la science ne pouvait plus répondre aux questions qu’on lui pose. Ou comme si personne n’avait jamais réellement souhaité la manifestation de la vérité.

Voilà une affaire rêvée pour complotistes. Le «dossier Arafat» connaît aujourd’hui de nouveaux développements. De premières informations ont filtré, elles concernent les conclusions de l’expertise française menée sur des prélèvements effectués sur le cadavre de l’ancien leader palestinien.

Cette expertise a été menée à la demande des trois juges de Nanterre qui instruisent une information judiciaire pour assassinat – information qui fait suite à une plainte contre X déposée en France par la veuve du leader palestinien. Or les conclusions des experts ne rejoignent nullement celles, rendues publiques il y a quelques semaines, par une équipe multidisciplinaire suisse. Le rapport définitif de l’équipe suisse, révélé le 6 novembre, concluait avoir découvert sur les restes de Yasser Arafat des preuves indirectes (par l’intermédiaire de la présence de plomb) de taux de polonium 210 dix-huit fois plus élevé que la moyenne – et ce dans des prélèvements osseux (côtes, bassin) ainsi que dans le sol ayant absorbé les fluides corporels.

Pour leur part, les experts français ont procédé à des analyses équivalentes à celles de leurs collègues suisses — et ce à partir d’échantillons similaires prélevés le même jour au même endroit. « A ce stade, en l’état des analyses effectuées et des pièces figurant au dossier, les experts concluent à l’absence d’un empoisonnement au polonium 210 de Mr Arafat », a fait savoir le parquet de Nanterre dans un communiqué. (…)

Lire la suite sur Slate.fr.