La victoire tronquée de Maduro a poussé le peuple à la révolte après des années d'une gouvernance corrompue. Bilan : plus d'une dizaine de morts et des centaines de blessés.

C'est contre un hold-up démocratique que des milliers de Vénézuéliens protestent chaque jour depuis le 29 juillet. La proclamation de la victoire de Nicolás Maduro, avec 51,2 % des suffrages par un Conseil national électoral entièrement à sa botte, ne passe pas. À travers tout le pays, on renverse les statues d'Hugo Chávez, symboles abattus de vingt-cinq ans de gestion économique désastreuse, de corruption et de « bolivarisme » – ce néo-castrisme du XXIe siècle qui a ruiné le Venezuela. Beaucoup soupçonnent des résultats truqués. Les enquêtes d'opinion ainsi que les sondages de sortie des urnes annonçaient la victoire haut la main d'Edmundo González, le candidat de l'opposition. La fraude est patente. Et corroborée par tous les observateurs indépendants, convaincus que le processus électoral est entaché d'irrégularités. D'autant que le régime se refuse toujours à publier les procès-verbaux officiels des bureaux de vote. Même Gabriel Boric, le président socialiste du Chili, estime que les résultats officiels sont « difficiles à croire ». [...]
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