Pour Pierre-André Taguieff, le costume de Robin des Bois de l’âge du Web que Julian Assange a su se tailler, a fait oublier le théoricien complotiste qu'il était aussi. Le philosophe rappelle que « la pensée conspirationniste s’installe dans l’écart qui se creuse entre le désir de transparence et la perception d’une réalité opaque ou irrationnelle ».
Lors du congrès de refondation de son parti, Marine Le Pen a dénoncé « le nouvel ordre mondial »... : un mythe politique présent aussi bien à l'extrême droite que dans l'idéologie islamiste à laquelle la présidente du Front national prétend pourtant s'opposer.
Anthony Hall avait été suspendu en octobre 2016 après des commentaires suggérant notamment qu'Israël était derrière les attentats du 11-Septembre. Il s'était aussi déclaré favorable à l'ouverture d'un « débat » sur la Shoah.
Critiqué pour sa complaisance à l'égard du régime des Khmers rouges au Cambodge dans les années soixante-dix, ce proche de Noam Chomsky, théoricien de la « fabrication du consentement », a adopté sur le génocide des Tutsis ou le massacre de Srebrenica des positions jugées « négationnistes ».
Le chef d’Al-Qaïda possédait un livre sur les Illuminati ainsi que des ouvrages expliquant que l’Administration Bush était impliquée dans les attentats du 11 septembre 2001.
Dans les années 70, sous l'influence d'une extrême-gauche « antisioniste », le négationnisme subit une certaine réorientation, qui s'étend ensuite jusqu'à la fin des années 90 vers le monde arabo-musulman, portée par la star déchue du parti communiste Roger Garaudy.