Rumeurs et complots
Lorsqu’il s’agit d’observer la zone des pouvoirs, on peut constater que la place de l’intrigue a tendance à grandir démesurément. L’histoire de John Kennedy et de son assassinat en pleine épopée est un meurtre de l’ombre qui n’a jamais été vraiment élucidé. Que croire lorsque, sous Staline, est éventé un « complot des blouses blanches » ? Plus près de nous, comment expliquer la chute de Ceaucescu, le Roumain, brutalement contesté, sous l’œil des caméras, dans un meeting en plein air ? Il était pourtant la clef de voûte d’une dictature où la police veillait, jusque-là, à tuer dans l’œuf tout incident. Plus en arrière de nous, revit le spectre de Napoléon, exilé à Sainte-Hélène, dictant ses mémoires, en butte aux sarcasmes de son geôlier anglais souvent soupçonné d’avoir assassiné le héros à petit feu par une alimentation empoisonnée.

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