Au cœur de la polémique sur les cambriolages successifs de l’appartement de Ségolène Royal, la police a identifié un suspect pour le premier fric-frac, celui du 16 août 2006. Il s’agit d’une jeune femme de 23 ans originaire de l’ex-Yougoslavie, confondue par ses empreintes digitales retrouvées dans l’appartement de la présidente socialiste de Poitou-Charentes.

C’est un nouveau passage des empreintes au fichier qui a permis l’identification. Entre temps, la suspecte, connue pour avoir commis de nombreux cambriolages, avait été inscrite à ce fichier.

Concernant cette fois l’effraction du 27 juin dernier, le ministère de l’Intérieur indique que deux autres empreintes "exploitables" ont été retrouvées, mais pas encore identifiées à ce stade de l’enquête.

"L’extrême vulnérabilité du logement"

Une équipe de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) s’est par ailleurs rendue au domicile de Ségolène Royal à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), en présence de l’un de ses fils, pour procéder à une "sécurité électronique" (recherche de système d’écoute). Si rien n’a été trouvé, les enquêteurs soulignent en revanche « l’extrême vulnérabilité du logement » situé en rez-de-jardin. En outre, lors de l’effraction du 27 juin, le système d’alarme n’était pas branché.

Ségolène Royal, qui bénéficie depuis l’élection présidentielle d’une protection rapprochée de deux fonctionnaires du SPHP (service de protection des hautes personnalités), affirmait hier encore qu’elle était « sans doute suivie » ou « écoutée ». Qualifiant la « mise à sac » de son appartement d’« affaire publique », l’ex-candidate socialiste à la présidentielle a relevé la « coïncidence très étrange » de l’effraction avec un « moment politique sensible », au lendemain de sa mise en cause de « la mainmise sur la France du clan Sarkozy ». (…)

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