Piero San Giorgio (capture d’écran YouTube/Meta TV, 4 juillet 2014).

Piero San Giorgio (1971 -), de son vrai nom Piero Falotti, est un homme d’affaire et survivaliste suisse proche de la complosphère d’extrême droite, notamment de la mouvance dite de la « Dissidence ». Il intervient régulièrement sur le site d’Alain Soral, Égalité & Réconciliation.

Partisan du survivalisme (un mouvement qui considère que le monde tel que nous le connaissons est sur le point de disparaître et qu’il s’agira de faire face à des pénuries de toutes sortes), il considère que notre planète se dirige « vers un effondrement global d’ici à 2025 ». Dans son livre Survivre à l’effondrement économique, paru en 2011, ce proche de Michel Drac développe le concept de « base autonome durable » (BAD).

Sur les réseaux sociaux, Piero San Giorgio mobilise régulièrement un imaginaire complotiste évoquant aussi bien le « Nouvel Ordre Mondial » que le prétendu « Plan Kalergi » [archive].

Dans une discussion filmée en novembre 2016 avec Daniel Conversano, Piero San Giorgo soutenait que « mis sous pression, la véritable nature des Européens, c’est d’être un Waffen SS, un lansquenet, un conquistador… ».

Il est une des signataires de la pétition « Liberté Pour Ryssen », présentée comme un « appel à tous les défenseurs de la liberté d’expression ».

 

IL A DIT :

« Vous vous rendez compte à quel point ça va être difficile d’avoir toutes les ressources et, quand bien même on va y arriver, […] un petit nombre d’entre nous […], eh bien ils auront une première contrainte : c’est leur contrainte matérielle par rapport au monde tel qu’il est. Dans cet effondrement, on sait pas, peut-être qu’on finit dans un monde féodal, peut-être qu’on finit dans un monde sous la dictature du « nouvel ordre mondial« . C’est pas impossible que des gens très puissants, très riches, aient constitué des réserves et des armées pour soumettre le reste du monde une fois que ça se recale. Peut-être que nous allons avoir à faire face à un recul de la civilisation tel et des guerres religieuses, ethniques […] que nous n’avons plus le temps de réfléchir quel est le monde meilleur que nous voulons avoir et il faudra juste bouffer et on revient peut-être 1000 ou 1500 ans en arrière dans la civilisation ; en tout cas par rapport où on en est en Europe aujourd’hui. Et donc, il y a ces contraintes physiques qui font, qu’à un moment, il faut survivre, il faut faire. Et parfois, on voit le jour, le jour ».

Source : « Piero San Giorgio – Le monde idéal », YouTube, 25 avril 2016.

 

(Dernière mise à jour le 14/01/2021)