Karl Rose, le jeune homme de 19 ans qui a commis trois meurtres à Istres, jeudi 25 avril 2013, avait-il une dilection pour les théories du complot ? C’est ce que semble révéler le compte Facebook qu’il a ouvert en septembre 2009.

Parmi les rares centres d’intérêt de Karl Rose, on trouve ainsi le groupe Facebook “Complot De L’affaire Mohamed Merah”, voué au partage de contenus à caractère conspirationniste sur les meurtres de Toulouse et de Montauban. Autre indice inquiétant : le seul “livre” qui figure dans sa bibliothèque virtuelle a pour titre « Le judaïsme, une escroquerie de 4000 ans ».

Manifestement sujet à des troubles psychiatriques, ce passionné d’armes à feu qui était placé sous contrôle judiciaire depuis mai 2012 a prétendu répondre aux “préceptes” d’Al-Qaïda après son interpellation. Des propos jugés peu cohérents par la police. Interrogée par 20 Minutes, une voisine du tueur rapporte qu’il admirait Mohamed Merah « parce que son nom était connu et que lui aussi veut être connu. Mais il n’a aucune idéologie. Il y a deux jours, il disait qu’il poserait des bombes à la Féria puis qu’il tirerait sur la foule ».

Si le penchant de Karl Rose pour les théories du complot ne saurait, de toute évidence, expliquer son geste, il semble accréditer une nouvelle fois les affinités qui existent entre la souffrance psychique et la “paranoïa politique” telle qu’elle a pu être théorisée par l’historien américain Richard Hofstadter.

Voir aussi :
* Le terroriste du marathon de Boston voyait le monde en complots