Cette semaine, la remise de la Légion d’honneur aux sauveurs du Thalys n’a pas fait que l’unanimité dans l’espace francophone. En témoigne la tribune de Hani Ramadan, le directeur du Centre islamique de Genève, qui dénonce une manipulation, regrette que des actes isolés prennent des proportions gigantesques et doute des explications données.

Une semaine maintenant que l’attentat du Thalys a eu lieu en France. En début de semaine, la réaction d’auto-défense de passagers courageux soulageait l’Europe entière. Mais on se tromperait lourdement en pensant que l’action des passagers décorés par le président François Hollande de la Légion d’honneur a fait l’unanimité dans l’espace francophone.

Il suffit pour s’en convaincre de lire la tribune libre que le directeur du Centre islamique de Genève, le prédicateur Hani Ramadan, publiait le 25 août dans La Tribune de Genève, invitée de l’édition papier et web. Titrée «TGV: décorés avant la fin de l’enquête», la prise de position du frère de Tariq Ramadan dénonce la précipitation des médias, selon lui, à faire du jeune Marocain Ayoub El Khazzani un terroriste avéré. Pour Hani Ramadan, il aurait fallu parler d’un terroriste «présumé». Il reproche ensuite au journal Le Monde de n’avoir pas douté un instant «qu’un carnage a été évité, vendredi 21 août, dans un train Thalys reliant Amsterdam à Paris et transportant 544 passagers. » (…)

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Voir aussi :
* Hani Ramadan : l’oeil du NWO, le trafic d’organes et autres joyeusetés
* Daesh, Boko Haram et le complot contre l’islam selon Tariq Ramadan‏